See all

Voltec repense le design de ses modules pour gagner en puissance

Le fabricant alsacien de panneaux photovoltaïques Voltec fait évoluer l’agencement des cellules de ses modules résidentiels afin d’augmenter la puissance unitaire sans modifier le format. En parallèle, l’entreprise modernise son outil industriel en s’adaptant aux cellules G12R et compte sur les nouveaux critères de résilience des appels d’offres français pour sécuriser son carnet de commandes.
Tous les modules fabriqués par Voltec disposent de cellules PV positionnées perpendiculairement à la longueur du panneau. | Voltec

Pour lutter contre la concurrence asiatique, Voltec se doit d’innover en permanence. Dernier exemple en date : le fabricant français de panneaux photovoltaïques, basé à Dinsheim-sur-Bruche en Alsace, a conçu une nouvelle organisation des cellules de ses modules verre-backsheet pour le secteur résidentiel. « Notre spécificité est que nous disposons les cellules non plus parallèlement à la longueur du module, mais perpendiculairement à celle-ci, explique Lucas Weiss, directeur de Voltec, à pv magazine France. De fait, alors que nos concurrents placent 48 cellules pour leurs panneaux résidentiels, nous parvenons à en faire entrer 50 ».

Chaque cellule ayant une puissance nominale de 9,5 W, les modules Voltec affichent donc un gain de puissance de 18 à 19 Wc à taille équivalente. C’est près de 4 % de puissance supplémentaire à dimensions presque équivalentes. Cette nouvelle configuration est appliquée à toute sa gamme Tarka. « On atteint une puissance de 470 Wc, ce qui nous permet de rattraper la puissance d’un module Back-Contact (BC). On regagne un avantage compétitif », poursuit Lucas Weiss.

Coup de pouce réglementaire

Parallèlement, toujours pour suivre l’état de l’art du marché, la société a mis à niveau en juin l’une de ses lignes de production pour passer au format de cellules G12R et réalise un investissement de 1,5 million d’euros pour convertir la deuxième ligne dans ce même format d’ici à la fin de l’année. Désormais, la capacité de production de la société sera de 500 MW, à 100 % en technologie TopCon, alors que l’une des deux lignes étaient précédemment encore en PERC. « Cela va nous permettre d’améliorer notre structure de coût », constate le dirigeant.

Avec l’ouverture des appels d’offres « Petit PV » en 100-500 kWc et des appels d’offres « PV au sol », l’entreprise espère également profiter de l’introduction des critères de résilience. En effet, pour être éligible, une installation devra notamment répondre à deux exigences : afin de réduire la dépendance à la chaîne de valeur chinoise, les modules photovoltaïques ne devront pas être assemblés en Chine et au moins quatre composants parmi une liste de huit composants stratégiques devront provenir d’un autre pays que celui-ci.

« La notion de résilience va logiquement enchérir le coût des modules qui viennent d’Asie, tandis que le coût de nos modules diminue », calcule Lucas Weiss. Enfin, la mise en place de la TVA à 5,5 % sur le segment photovoltaïque de moins de 9 kWc a boosté les ventes de Voltec, qui a vu ses ventes être multipliées par quatre en moyenne depuis octobre 2025.

Commentaires