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Une ombrière solaire béton dédiée aux poids lourds

Visionpark développe une ombrière photovoltaïque, en structure béton, destinée aux parkings poids lourds, aux plateformes logistiques et aux aires d’autoroute. En plus de produire de l’énergie, l’installation maintient les camions frigorifiques à bonne température et leur permet d’être alimentés quand ils sont à l’arrêt.
Image: Visionpark

Dirigée par Armand Téolis, Visionpark développe une ombrière photovoltaïque, en structure béton, de 24 m de long, 15 m de large et près de 6 m de haut, dédiée aux parkings poids lourds, aux plateformes logistiques et aux aires d’autoroute. La solution de l’entrepreneur repose sur une idée simple : produire de l’électricité solaire sur des surfaces déjà utilisées, sans perte de place et sans gêner les manœuvres des véhicules lourds.

Adaptable, la structure est pensée pour les contraintes réelles du transport. Avec des portées pouvant atteindre environ 15 mètres entre les poteaux, Visionpark limite le nombre d’appuis au sol et préserve la capacité du parking. Cette grande portée permet d’adapter l’ombrière aux stationnements poids lourds à 45°, 60° ou 90°, tout en conservant les places existantes et en facilitant les circulations.

Un bénéfice direct pour le transport frigorifique

L’architecture de l’ombrière apporte un bénéfice direct aux transporteurs frigorifiques. Lorsqu’une remorque frigorifique reste stationnée en plein soleil, son groupe froid doit davantage fonctionner pour maintenir la température intérieure, qu’il s’agisse de froid positif ou de froid négatif. En plaçant le camion sous ombrière, l’exposition solaire directe est réduite. La caisse chauffe moins, le groupe frigorifique est moins sollicité, et une première économie d’énergie devient possible, simplement grâce à l’ombrage.

Visionpark intègre également la possibilité de brancher les camions frigorifiques sur la centrale photovoltaïque du site. Pendant la journée, l’énergie solaire produite par l’ombrière peut alimenter directement les groupes froids à l’arrêt. La nuit, des batteries peuvent prendre le relais avec l’électricité stockée pendant les heures de production solaire

L’intérêt est donc double : l’ombrage réduit le besoin de froid, et le photovoltaïque permet d’alimenter les véhicules à l’arrêt avec une énergie locale et décarbonée. À titre d’exemple, un groupe frigorifique diesel à l’arrêt peut consommer entre 1,5 et 3,5 litres de gazole par heure selon les conditions. Sur une pause longue de 8 heures, cela représente environ 12 à 28 litres de gazole, soit 26 à 62 euros avec un gazole à 2,20 €/litre.

Des millions de litres de gazole évités par an

Sur le plan carbone, en retenant environ 3,1 kgCO₂e par litre de gazole, une pause de 8 heures peut représenter 37 à 87 kgCO₂e par camion frigorifique. Si l’ombrage et le branchement électrique permettent de réduire de moitié le recours au groupe diesel pendant ces arrêts, le gain peut atteindre environ 19 à 43 kgCO₂e évités par pause et par camion.

Rapporté à une flotte, l’impact devient significatif. D’après Visionpark, si 25 000 camions frigorifiques bénéficiaient de ce type d’installation, sur 120 pauses longues par an, avec une économie moyenne de 10 litres de gazole par pause, cela équivaudrait à environ 30 millions de litres de gazole évités par an, soit près de 93 000 tonnes de CO₂e en moins et environ 66 millions d’euros de carburant économisés.

De quoi intéresser les grands noms du transport comme Vinci, qui dispose de 32 500 de places de stationnement réservées à ses poids lourds.

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