La CRE publie les délibérations de l’AO PV Bâtiment > 500 kW
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié ses délibérations et un rapport de synthèse évaluant la 12e période de l’appel d’offres « PPE2 PV Bâtiment » qui visait des projets de centrales sur bâtiments, serres agrivoltaïques, ombrières et ombrières agrivoltaïques de puissance supérieure à 500 kW.
Clôturée le 30 avril 2026, ce nouvel exercice de marché a permis à 326 projets d’être retenus pour une puissance cumulée de 300,2 MW – couvrant ainsi intégralement le volume appelé.
Le prix moyen pondéré s’établit à 82,98 €/MWh, soit une baisse de 13,5 €/MWh (-14%) par rapport à la période précédente. D’après la CRE cette baisse tend à confirmer la tendance à la diminution des coûts sur ce segment. Aussi, l’appel d’offres a généré une très forte sursouscription : près de 1 560 MW ont été proposés dans quelques 1159 dossiers, soit plus de cinq fois le volume mis en appel d’offres.
Cette dynamique est largement portée par les projets de petite taille : les installations de moins de 1 MW ont représenté 70% des candidatures (contre 50% lors de la période précédente) et 81 % des lauréats. Aussi, les installations sur bâtiments dominent le mix retenu, avec 62% de la puissance cumulée. Elles sont suivies par les ombrières « autres » (17%) et les ombrières agrivoltaïques (13%). Sur le plan géographique, la Nouvelle-Aquitaine a intéressé la majorité des lauréats avec 22% de la puissance attribuée, devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (18%) et l’Occitanie (15%).
La CRE souligne une forte dépendance aux modules importés, en particulier chinois. DMEGC Solar et Jinko Solar concentrent à eux seuls plus de la moitié des volumes retenus (respectivement 35,7% et 16,2%) et aucun projet intégrant des modules du fabricant français Voltec Solar n’a été sélectionné. Et ce, malgré la volonté exprimée par le gouvernement et la filière de favoriser la production française.
Dans ce contexte, la CRE recommande plusieurs évolutions des dispositifs. Elle propose notamment d’élargir le périmètre de l’appel d’offres « petit PV » au segment 100 kWc – 1 MWc et de relever à 1 MWc le seuil des appels d’offres « PV Bâtiment » et « PV Sol », afin de simplifier le cadre et d’adapter les coûts de raccordement. Elle appelle également à harmoniser les cahiers des charges avec le règlement européen NZIA, en intégrant un critère de résilience des approvisionnements, et à publier un calendrier prévisionnel des prochaines périodes pour améliorer la visibilité des acteurs.
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