Voltalia, développeur français d’énergies renouvelables, a annoncé la mise en service complète de la centrale solaire de Bolobedu, située dans la province du Limpopo. Ce projet d’une capacité de 148 MW est l’un des plus importants du pays dédiés à l’alimentation d’un seul site industriel. Il s’agit du premier projet photovoltaïque de cette envergure développé en Afrique du Sud spécifiquement pour un client privé, Richards Bay Minerals (RBM), filiale du groupe minier anglo-australien Rio Tinto.
L’énergie produite, soit environ 300 GWh par an selon Voltalia, sera injectée directement dans le réseau de transport d’Eskom via un contrat de “wheeling” (transit). Ce mécanisme, standard en Afrique du Sud, permet à un producteur privé de vendre son électricité au réseau public pour qu’elle soit acheminée vers un site de consommation distant, sans que le client n’ait à construire ses propres lignes de transport. Le client, ici RBM, signe ainsi un contrat d’achat d’électricité (PPA) à long terme avec Voltalia, garantissant un prix fixe et une sécurité d’approvisionnement face à la volatilité du réseau national.
Richards Bay Minerals exploite le site de Bolobedu pour l’extraction et le raffinage de sables minéraux lourds, notamment du zircon et du rutile, des matériaux essentiels pour l’industrie céramique et métallurgique. Pour sécuriser ses opérations, le groupe prévoit d’étendre son activité minière et a annoncé le lancement des travaux de Zulti South. Ce nouveau projet d’extraction voisin devrait considérablement augmenter les besoins énergétiques du groupe dans la région et la centrale Bolobedu servira de socle énergétique pour soutenir cette extension industrielle.
Pour soutenir l’acceptabilité de son projet, Voltalia a fait financer son projet par deux femmes, « faisant de Bolobedu le premier projet d’énergies renouvelables de grande envergure soutenu exclusivement par des femmes ».
En octobre 2025, Voltalia avait déjà signé un partenariat stratégique avec l’IFC (Banque mondiale) pour accélérer le déploiement de solutions “Power-to-Mine” sur le continent. L’objectif est de déployer des systèmes hybrides incluant le stockage, afin de décarboner massivement le secteur minier africain à l’horizon 2030. Contacté par pv magazine France, le groupe n’a pas été en mesure de préciser en quoi allait concrètement consister ce partenariat.
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