L’énergie éolienne et les véhicules électriques ont été mis sous pression par l’administration du nouveau président américain Donald Trump, tandis que le solaire est resté relativement épargné – jusqu’à présent.
L’autoconsommation de demain se pense en lien avec les évolutions réglementaires discutées en France et observées chez nos voisins européens et l’arrivée de nouvelles technologies, en particulier celles relatives au stockage. La démocratisation des batteries, des véhicules électriques et des bornes de recharge change la donne en termes de flexibilité, dans l’opération résidentielle ou industrielle mais aussi à l’échelle du réseau. Quant à l’autoconsommation collective, nécessaire pour mailler tout le territoire efficacement, sa course d’élan s’accélère mais doit être mieux encadrée pour éviter les blocages en cours de route.
Tandis que le pays espère bientôt atteindre 4 GW de capacité photovoltaïque, grâce à des appels d’offres de grande ampleur, le solaire commercial et industriel (C&I) reste un secteur encore timide, du fait de l’absence de réglementation pour l’injection du surplus d’électricité sur le réseau.
Il s’agit d’un nouveau record, la France ayant raccordé l’année dernière 3 135 MW. Sur 2024, l’autoconsommation confirme bel et bien son envolée, avec 1 567 MW déployés (35 % des volumes). Au total, la capacité PV installée totale atteint 22,12 GW.
Active depuis bientôt trois ans, l’opération d’autoconsommation collective réalisée par SerenySun à Cabriès-Calas, près d’Aix-en-Provence, offre un terrain fertile à l’évaluation de ce type de modèle de production et d’utilisation de l’énergie solaire au plus près des territoires. Retour d’expérience.
La société a levé un million d’euros d’épargne citoyenne sur la plateforme LITA, le reste étant apporté par ses deux actionnaires historiques. Son logiciel est déjà déployé dans une opération d’autoconsommation collective sur cinq en France et sera enrichi pour répondre aux nouveaux enjeux de la montée en puissance du secteur.
Le pays a installé environ 1 GW de solaire en 2024, égalant les niveaux de 2022 après un record en 2023.
Si la crise énergétique a vu les délais de travaux s’allonger par manque de main d’œuvre, la situation semble aujourd’hui s’apaiser. Le secteur reflète l’évolution du marché : structuration de la filière, encadrement des normes, développement de la formation et augmentation de la taille des projets.
L’autoconsommation des particuliers connaît une dynamique sans précédent en France mais malgré un potentiel immense, le pays ne recense aujourd’hui que 3 % de propriétaires équipés. Aux côtés de ses voisins allemands, néerlandais ou espagnols, la France semble encore bien modeste sur le segment. Quelles sont les causes de ce retard, et quelles sont les perspectives laissant entrevoir un zénith de l’autoconsommation encore à venir ?
Ces deux dernières années, l’autoconsommation a changé de braquet en France, portée par la hausse des prix de l’énergie, mais aussi la réglementation en ce qui concerne les entreprises. Tout l’enjeu de la filière est maintenant de garder ce rythme de croissance pour massifier les capacités installées.
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