Le développeur allemand de parcs renouvelables ABO Energy a finalisé la vente de trois projets solaires en France, pour une puissance totale de 85 MWc. Deux des trois parcs, à savoir Presnoy (26,25 MWc) et Nargis (14,96 MWc), ont été cédés clé en main au producteur indépendant d’électricité Tenergie. Ils sont situés dans le département du Loiret et ont obtenu un contrat pour différence (contract for difference) dans le cadre d’un appel d’offres de l’État français. Leur mise en service est prévue pour 2026. Il s’agit de la troisième transaction entre ABO Energy et Tenergie au cours des trois dernières années.
Le troisième actif est le parc solaire de Bonny-sur-Loire (43,68 MWc), également situé dans le Loiret. Les droits du projet ont été acquis par l’entreprise française CVE. La transaction a été conclue en un temps record et fait suite à une précédente vente de portefeuille à CVE, ainsi qu’à la cession d’un autre parc solaire au début de l’année 2025. Comme Presnoy et Nargis, Bonny-sur-Loire a lui aussi obtenu un contrat pour différence. Sa mise en service est prévue pour 2029.
En France, ABO Energy a d’abord développé, financé et construit exclusivement des projets éoliens, avant d’entrer sur le marché solaire en 2017. En 2022, le développeur de projets a mis en service son premier parc solaire, Rouillac, en Nouvelle-Aquitaine. Actuellement, le pipeline solaire comprend dix projets totalisant plus de 190 MWc, disposant de toutes les autorisations définitives.
Les produits et flux de trésorerie issus de la vente de ces trois projets seront répartis sur les exercices 2024 à 2027. Les parties ont convenu de garder confidentiels les prix de vente.
À l’échelle du groupe, ABO Energy s’attend à enregistrer pour la première fois de son histoire une perte annuelle pour l’exercice 2025, qui devrait s’élever à environ 170 millions d’euros. Cette perte est selon l’entreprise directement liée à une modification radicale des conditions du marché, « qui a entraîné des dépréciations exceptionnelles, des variations de revenus et une baisse des marges de développement pour ses projets d’énergie renouvelable ». Fin janvier, l’entreprise a signé un accord de status quo avec les banques. Ce faisant, les partenaires financiers accordent à la société le temps nécessaire pour élaborer un plan de restructuration viable sans faire valoir leurs droits sur la base de motifs potentiels de résiliation. « Il s’agit d’une étape essentielle vers notre stabilisation financière et notre future réorientation stratégique », annonce ABO Energy dans un communiqué.
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