La production de silicium qualité métallurgique s’était arrêtée en France en septembre 2025 : le groupe espagnol Ferroglobe avait mis à l’arrêt ses trois usines, qui totalisent une capacité de production de 115 000 tonnes de silicium, invoquant une situation de marché dégradée, un prix de l’électricité élevé et un ralentissement de l’activité.
Après une période d’arrêt, le four n°2 du site d’Anglefort a été remis en service début janvier 2026 avec une capacité de production de 20000 tonnes par an. Il permet d’atteindre une qualité silicium métallurgique, soit à environ 99,5 % de pureté. Loin des 99,99999 % que nécessite l’industrie solaire, mais assez pour l’industrie métallurgique et chimique qu’il continuera d’alimenter.
Car pour le moment l’industrie photovoltaïque n’est pas directement dans les débouchés de Ferroglobe France : si 80% de la production de silicium est bien vendue à destination du marché européen, le principal débouché concerne l’industrie de l’aluminium suivi de l’industrie chimique (silicones, résines, élastomères et fluides techniques). « Le silicium métal produit en France constitue un intrant en amont essentiel pour la production de silicium de haute pureté utilisé dans les filières du solaire photovoltaïque et de l’électronique, explique à pv magazine France un porte-parole de l’entreprise. Toutefois une étape clé de cette chaîne de valeur est aujourd’hui absente du territoire français : la fabrication de polysilicium. »
L’Europe possède actuellement une capacité de production de polysilicium qualité solaire/électronique (pour les semi-conducteurs par exemple) d’environ 30 GW annuelle. Mais la Chine reste largement dominante, concentrant la chaîne de valeur photovoltaïque depuis des années. « À cela s’ajoute l’émergence de nouveaux producteurs disposant d’infrastructures massives et de capacités en forte croissance comme l’Angola qui contribuent à saturer les marchés internationaux », ajoute notre interlocuteur.
Le silicium est produit à partir de silice issue de quartz ou de sable de haute pureté avec du carbone utilisé comme agent réducteur (charbon de bois ou coke de pétrole généralement).
Surtout, sa production est très énergivore : les fours fonctionnent en continu avec des puissances allant entre 30 et 35 MW par four. La production d’une tonne de silicium métal nécessite en moyenne environ 12 000 kWh, explique le porte-parole de Ferroglobe France, qui ajoute que le groupe dispose d’un accord de long-terme compétitif de fourniture d’énergie avec EDF.
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