L’initiative Mission 300 de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Mondiale visant à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici à 2030 avance d’une nouvelle étape.
Après l’adoption des pactes nationaux et la création des équipes de mise en œuvre, la BAD a annoncé le lancement d’un nouveau projet, le « AESTAP Mission 300 Phase II », qui fournira une assistance technique directe à 13 pays de la Mission 300 au cours des 24 prochains mois. L’objectif ? Lancer la réalisation concrète des plans énergétiques nationaux. Financé à hauteur de 3,9 millions de dollars sur deux ans, par le biais du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), le programme intègre encore plus la stratégie des groupes BAD et Banque Mondiale aux gouvernements nationaux.
Les pays bénéficiaires sont le Tchad, le Gabon, la Tanzanie, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Nigéria, Madagascar, l’Éthiopie, le Malawi, le Lesotho, la Namibie et l’Ouganda. Pour rappel, les plans énergétiques s’appuient sur trois axes (infrastructures, financements et politiques publiques) et sont conçus pour orienter les dépenses publiques, mettre en place des réformes énergétiques et attirer des investissements privés.
Pour coordonner la réalisation de ces plans, les pays ont accepté, lors de la phase 1 du projet« AESTAP Mission 300 » en décembre 2025, de créer des Unités de mise en œuvre et de suivi des pactes (CDMU) qui siègent aux gouvernements et chargées “de la coordination des réformes énergétiques entre les ministères et du suivi des progrès”.
“La phase II s’appuiera sur ces acquis en fournissant l’assistance technique nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues”, explique la BAD dans une publication.
Concrètement, et pour reprendre les termes exacts de la BAD, le nouveau projet va :
- Aider les gouvernements à améliorer la réglementation, la planification et les tarifs de l’électricité afin que les investissements puissent se concrétiser.
- Renforcer les services publics afin qu’ils puissent fournir une énergie plus fiable et réduire les pertes.
- Soutenir l’amélioration de la qualité des données, de la recherche et de l’apprentissage dans les pays grâce à des outils tels que l’Indice de réglementation de l’électricité en Afrique et les forums régionaux sur l’énergie.
- Déployer des conseillers experts au sein des Unités nationales de mise en œuvre et de suivi des pactes afin d’aider les gouvernements à coordonner les réformes et à suivre les progrès accomplis.
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