OKwind se réorganise et ferme ses agences de Lyon, Nancy et Toulouse

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Face à un marché solaire en profonde mutation, marqué par une concurrence accrue et la diminution des dispositifs de soutien public, le groupe OKwind engage une restructuration. « Nos solutions sur trackers, essentiellement déployées en autoconsommation et non éligibles à l’obligation d’achat, n’ont pas été affectées par la baisse des subventions intervenue en 2025, explique à pv magazine France Valentin Maurice, directeur général adjoint du groupe. En revanche, le recul des prix de l’électricité après les fortes hausses de 2022-2023 a réduit le retour sur investissement de nos clients, ce qui a pesé sur notre chiffre d’affaires ».

Pour gagner en efficacité, l’entreprise fondée en 2009 a donc décidé de simplifier son portefeuille autour de ses produits clés : les trackers solaires, les solutions de stockage par batteries et les solutions logicielles EMS associées. Cette transformation vise à concentrer ses ressources sur ses expertises historiques.

Recentrage de l’activité

Dans cette logique de baisse des coûts, OKwind opère également un recentrage géographique et se voit contraint de fermer ses agences situées hors Grand Ouest (soit celles de Lyon, Nancy et Toulouse) à partir de mi-février 2026. L’entreprise privilégiera désormais un modèle fondé sur un réseau de sous-traitants et de partenaires-installateurs, jugé plus pertinent que des implantations en propre. « Nous recentrons de fait nos activités sur nos marchés clés », poursuit Valentin Maurice.

Le groupe cesse ainsi le développement en interne des petites centrales destinées aux particuliers. La marque Lumioo, tracker solaire résidentiel jusqu’alors filiale d’OKwind, est intégrée au sein du groupe, qui internalise la maintenance du parc existant. Le produit reste au catalogue, mais sa commercialisation directe auprès des particuliers est arrêtée au profit d’installateurs partenaires agréés, chargés de la promotion, de la vente et de l’installation.

Il en est de même pour le développement des centrales agrivoltaïques de grande taille, également externalisé. La société passera dorénavant par des partenaires installateurs, qui connaissent bien ces marchés et leurs territoires.

Focus sur les batteries

L’entreprise entend par conséquent concentrer sa valeur ajoutée sur les projets d’autoconsommation de petite et moyenne puissance (moins de 100 kWc), destinés aux industriels et aux collectivités. « Nos trackers solaires en autoconsommation, avec et sans stockage, permettent en effet d’excellents retours sur investissement sur les petits projets, explique le directeur général adjoint. Nos solutions, standardisées, présentent une faible emprise au sol et nécessitent peu d’études d’intégration, ce qui réduit le temps de développement et améliore le retour sur investissement pour nos clients ». Sur les grandes puissances en revanche, les trackers entrent en concurrence directe avec les structures fixes, dont le LCOE demeure plus compétitif.

Enfin, OKwind indique qu’elle poursuit le déploiement de ses offres de flexibilité et de stockage, en complément de ses trackers ou en retrofit sur des installations existantes. Lancée en juin 2025, la solution AutonoMEA, associant trackers solaires et batterie MEA Stock 100, s’est ainsi vendue à une cinquantaine d’exemplaires au second semestre 2025. « Nos clients cherchent surtout à renforcer leur autonomie énergétique et à se prémunir contre la volatilité des prix de l’électricité », souligne Valentin Maurice. L’ajout de batteries permettrait ainsi d’atteindre un taux d’autonomie de 50 à 70 %.

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