L’indisponibilité temporaire de capacités nucléaires réduit les risques de surproduction en Belgique. Toutefois, selon Elia Transmission Belgium, des épisodes critiques pourraient subsister, nécessitant des mesures d’équilibrage parfois exceptionnelles.
Un projet de décret veut interdire l’ajustement ex-post de la répartition d’électricité pour éviter tout arbitrage de marché. Mais sans chiffres sur les fraudes réelles, cette mesure risque de pénaliser les projets vertueux, de compliquer la tâche d’Enedis et de freiner l’innovation technologique. Décryptage d’une réforme qui divise la filière, faute de preuves chiffrées, à la veille d’une réunion cruciale.
Avec la montée des prix négatifs et la baisse de la valeur du solaire, la Commission de régulation de l’énergie propose de faire évoluer les mécanismes de soutien au photovoltaïque pour favoriser l’émergence de projets couplés au stockage, jugés plus adaptés aux besoins du système électrique.
La Cour des comptes pointe le coût des énergies renouvelables pour les finances publiques, relançant le débat sensible sur leur financement. En réponse, la filière dénonce une lecture partielle des chiffres et rappelle le rôle des ENR dans la réduction des coûts énergétiques et de la dépendance aux importations fossiles.
Pour atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050, un récent rapport de l’Ademe prévoit de multiplier par onze la puissance photovoltaïque actuelle, conditionnant cette transition au déploiement massif de stockage et au renforcement du réseau électrique. Le scénario optimal chiffre ce déploiement à 1 008 MW de solaire couplés à 2 234 MWh de batteries.
Si l’initiative, portée par la loi sur l’accélération industrielle, vise à soutenir la production européenne et renforcer la souveraineté industrielle, plusieurs experts alertent sur son ambition limitée et sur l’urgence d’un cadre plus robuste pour stimuler la demande et sécuriser la transition énergétique.
Pas besoin d’être une grande ville pour mettre en place une politique énergétique ambitieuse. Entre la solarisation du parking de la gare pilotée par le Syndicat Départemental d’Énergies du Rhône et un projet d’autoconsommation collective porté par la coopérative citoyenne Cévidorées, la commune de Légny, 700 habitants, illustre la montée en puissance de solutions adaptées aux petites collectivités.
À partir de 2026, les primes et contributions pour les projets solaires tiendront compte d’un WACC (coût moyen pondéré du capital) plus faible. Un changement qui pourrait impacter la rentabilité des installations et la sélection des projets.
La publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a fixé de nouvelles ambitions pour le solaire en France. Mais la baisse des volumes d’installations et le plafonnement du soutien public fragilisent une filière déjà confrontée à un ralentissement, entraînant fermetures, plans sociaux et inquiétudes sur le maintien des compétences industrielles.
Dans une ville dense et patrimoniale comme Paris, le solaire reste encore marginal, mais les projets s’accélèrent. Toitures municipales, écoles, logements sociaux et centrales emblématiques comme celle de La Canopée des Halles montrent que la transition énergétique est au coeur des ambitions de la capitale.