La publication par décret de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui fixe la trajectoire énergétique française jusqu’en 2035, a suscité une réaction immédiate à l’Assemblée. Deux motions de censure et un recours devant le Conseil d’État ont été déposés, mais qui ont finalement peu de chance d’aboutir.
Les autorités marocaines ont établi de nouveaux tarifs de net-metering pour les installations raccordées en haute, moyenne et très haute tension pour la période du 1er mars 2026 au 28 février 2027. Le tarif d’injection pour la basse tension, destiné au photovoltaïque résidentiel, sera fixé ultérieurement, le régime actuel concernant principalement les centrales solaires industrielles et commerciales.
Ferme Solaire a interrogé une trentaine de développeurs photovoltaïques dans les 72 heures suivant la publication de la PPE3. Résultat : le terrain envoie un signal clair. Soulagé, lucide, et étonnamment tourné vers l’avenir. Le moratoire est certes évité, mais la PPE3 ne répond pas aux attentes de la filière ; elle lui donne en revanche l’impulsion pour se réinventer.
Loin de constituer un coût pour la collectivité, les énergies renouvelables représentent une ressource fiscale importante pour les territoires. En 2024, elles ont rapporté plus de 2,1 milliards d’euros aux collectivités locales, selon une étude commandée par le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Si la PPE 3 entérine la relance du nucléaire, le développement des réseaux électriques (chiffré à 200 milliards d’euros d’ici 2035) devra aussi intégrer la montée en puissance des renouvelables, l’électrification industrielle et l’essor attendu des data centers. Une facture déjà agrégée qui repose surtout sur des hypothèses de trajectoires elles-mêmes subordonnées à des arbitrages technologiques, économiques et politiques.
Le ministre de l’économie Roland Lescure a confirmé la publication « la semaine prochaine » des cahiers des charges des appels d’offres solaires, avec un volume cible de 2,9 GW en 2026. L’appel d’offres “PV Grands bâtiments” de 300 MW sera également publié au Journal officiel de l’Union européenne.
Le gouvernement a fixé un objectif de 48 GW de photovoltaïque en 2030, soit 3,5 GW/an, loin du rythme de ces deux dernières années. Si cette trajectoire marque un ralentissement, elle écarte aussi le scénario le plus défavorable et redonne de la visibilité aux producteurs et développeurs, après une longue période de blocage. Notre analyse.
Conséquence du “quasi-moratoire” qu’est en train de vivre la filière, les difficultés économiques pèsent de plus en plus sur les acteurs de la filière. Pour quantifier le phénomène, Enerplan et Observ’Er publient les résultats d’un sondage mené fin 2025 auprès des installateurs photovoltaïques. L’enquête met en évidence un net recul de l’emploi et des perspectives de croissance très limitées.
Devant les représentants des filières, le gouvernement s’est engagé sur l’absence à venir de moratoire sur les énergies renouvelables, ainsi que sur une relance rapide des appels d’offres sur la base de la PPE2.
La capacité photovoltaïque installée cumulée du pays atteignait 43,5 GW fin décembre, selon les derniers chiffres publiés par Terna, le gestionnaire du réseau électrique italien.