Malgré une année record en matière de nouvelles capacités installées, en trompe-l’oeil, la filière solaire s’inquiète pour son avenir. Sans relance rapide des appels d’offres et la publication d’objectifs ambitieux dans la PPE 3, des dizaines de milliers d’emplois pourraient disparaître, et les projets solaires en attente resteront bloqués. Les professionnels demandent une réaction rapide du gouvernement.
Le réseau électrique espagnol a perdu près de 2,8 GW de capacité disponible en seulement deux mois, portant la saturation des postes électriques à 85,7 % et laissant plus de 5 200 installations sans aucune marge de capacité, selon une nouvelle analyse.
« Le Père Noël ne passera pas pour tous les agriculteurs », tel est le leitmotiv de Bernard Ader, agriculteur en Haute-Garonne. Selon lui, pour éviter les frustrations et améliorer l’acceptation de l’agrivoltaïsme, les développeurs devraient mettre en place des solutions plus ambitieuses de partage de la valeur pour intégrer tous les exploitants agricoles d’un territoire. Il propose certaines de ses idées concrètes.
Les premiers intéressés – les exploitants agricoles – ont un avis très tranché sur l’agrivoltaïsme. S’il représente pour certains un moyen concret de moderniser et de pérenniser leur exploitation, d’autres alertent sur les risques de spéculation foncière et de perte de souveraineté alimentaire.
Si l’agrivoltaïsme s’impose comme une voie prometteuse pour concilier production agricole et production d’énergie solaire, des tensions apparaissent entre exigences économiques et réalités biologiques. Chercheur à l’Institut national de recherche
pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) à Montpellier, Christian Dupraz décrypte les conditions d’un équilibre durable entre photovoltaïque et agriculture.
Les États-Unis ont annoncé leur retrait de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), une décision qui s’inscrit dans une vaste réorientation de leur engagement multilatéral sous l’administration de Donald Trump. Le directeur général de l’agence, Francesco La Camera, a toutefois assuré que « la porte reste ouverte à une coopération future ».
Le marché européen se prépare à absorber la fin du remboursement de la taxe à l’exportation en Chine, prévue pour le 1er avril, ce qui devrait renchérir les modules d’environ 9 %. Une hausse qui s’ajoute à celle des prix des matières premières (polysilicium, argent), déjà appliquée.
Dans le cadre de cet ajustement de politique, les remboursements de TVA à l’exportation pour les produits solaires seront entièrement supprimés à compter du 1er avril 2026. Pour les produits liés aux batteries, le taux de remboursement à l’exportation sera ramené de 9 % à 6 % entre le 1er avril et le 31 décembre 2026, avant d’être totalement supprimé à partir du 1er janvier 2027.
elmy a signé son premier contrat de valorisation hybride avec un industriel propriétaire d’une centrale photovoltaïque de 6 MWc. En combinant complément de rémunération, autoconsommation collective et mécanismes d’équilibrage, l’agrégateur veut optimiser la valeur des actifs solaires, tout en répondant aux nouveaux enjeux de marché et de régulation.
Alors que 2025 se termine, tournons-nous vers 2026 et les défis qui attendent la filière solaire : baisse des soutiens publics, nouvelles périodes d’appels d’offres, déploiement du stockage et de la flexibilité. Lors du dernier salon Energaïa, tous les acteurs ont répondu présents et ont su montrer à quel point les entreprises sont innovantes, dynamiques et résilientes. De quoi espérer des lendemains qui chantent…
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