La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) a tiré la sonnette d’alarme, rappelant que la baisse potentielle des tarifs du S21 réduirait encore les revenus des projets, tandis que la réforme sur la gestion des boucles d’autoconsommation collective (ACC) empêcherait, à terme, les collectivités d’optimiser leurs modèles économiques. Ces mesures transformeraient finalement la décentralisation énergétique en risque financier et opérationnel.
La Chine a vivement critiqué l’interdiction par l’Union européenne des onduleurs chinois dans les projets solaires financés par l’UE, avertissant qu’une telle mesure pourrait nuire aux relations commerciales, aux chaînes d’approvisionnement et à la transition énergétique européenne.
L’interdiction de financement de l’UE visant les onduleurs provenant de fournisseurs à haut risque, y compris les fournisseurs chinois, s’étend aux systèmes PCS des installations de stockage d’énergie par batteries (BESS). Cette nouvelle politique est déjà entrée en vigueur et affecte des milliards d’euros de financements de la Banque européenne d’investissement, destinés à des projets d’énergies renouvelables, y compris le stockage autonome et le stockage co-localisé.
Trois solutions techniques sont en place en France pour pour transformer la contrainte de flexibilité énergétique au niveau des bâtiments en opportunité économique. Zoom sur les Building Automation and Control Systems (BACS) (équiper les bâtiments), la certification GTB Flex Ready (rendre leur pilotage lisible par les systèmes énergétiques) et le mécanisme NEBCO (leur donner un cadre de valorisation économique).
Le Département de commerce américain a rendu des décisions préliminaires dans le cadre d’enquêtes antidumping visant plusieurs grands pays exportateurs de solaire, fixant des droits pouvant atteindre 123 % sur les cellules et modules photovoltaïques en silicium cristallin.
Entre les 10 milliards d’euros de subventions annoncées et les obligations réglementaires sur le solaire, l’industrie française doit basculer vers l’électrique. Mais sans un stockage massif et un réseau adapté, cette révolution risque de se heurter à un mur technique : pourtant absents des stratégies annoncées, le photovoltaïque et le stockage peuvent tirer leur épingle du jeu.
Un amendement présenté par Enerplan, consistant à relever les tarifs d’injection pour les installations photovoltaïques de moins de 100 kWc et à instaurer des périodes fixes dans l’année pendant lesquelles ils seraient nuls, a été adopté par le Conseil supérieur de l’énergie (CSE). Mais en raison de l’avis défavorable du gouvernement, le syndicat n’est guère optimiste sur sa concrétisation dans le texte final.
Inscrit dans le plan d’électrification présenté la semaine dernière par le gouvernement, le doublement du nombre de pompes à chaleur en France d’ici 2030 pourrait donner l’occasion au secteur photovoltaïque résidentiel de tirer son épingle du jeu.
En devenant acteurs de leur énergie, les Français·es exigent ce qui n’a jamais été demandé aux filières fossiles et nucléaires : recyclabilité, transparence, responsabilité et vérité sur les impacts environnementaux et sociaux de leur chaîne de valeur. Réflexion sur une nouvelle étape de la transition écologique.
Fin des chaudières à gaz dans le neuf, promotion des pompes à chaleur, augmentation du bonus écologique sur les véhicules électriques, leasing social,… le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a présenté, vendredi depuis Matignon, un plan d’électrification visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles.