L’entreprise égyptienne Kemet a signé, au cours de la semaine écoulée, trois accords avec des groupes chinois, portant sur le développement d’un complexe de fabrication de cellules solaires de 5 GW, d’une usine de stockage par batteries de 5 GWh et de la première usine d’onduleurs solaires d’Égypte.
Le dernier rapport du groupe de réflexion énergétique Dii Desert Energy indique qu’avec un portefeuille de projets d’énergies renouvelables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord atteignant désormais 202 GW, le solaire devrait permettre à la région de dépasser ses ambitions nationales agrégées en matière d’énergies renouvelables, fixées à 235 GW d’ici 2030.
L’accord porte sur une capacité totale de 1,95 GW de photovoltaïque et 3,9 GWh de systèmes de batteries (BESS) pour quatre heures de stockage en Égypte. Il s’agira, selon Scatec, de la plus grande installation combinant solaire et stockage sur le continent.
Alors que la Tunisie mise sur le solaire pour réduire sa dépendance énergétique, deux modèles s’opposent : une multitude de petites centrales ou quelques grands projets industriels, pensés aussi pour l’hydrogène vert. Sur le terrain, cette transition est avant tout une affaire économique, comme nous le montre le dernier volet de notre série sur le pays.
À la tête de la Chambre syndicale du photovoltaïque (CSPV), Ali Kanzari revient pour pv magazine France sur la montée en puissance du photovoltaïque en Tunisie, mais aussi sur les défis du réseau électrique, du stockage et des interconnexions régionales, pour transformer durablement le système électrique tunisien.
Après une longue phase de stagnation, la transition énergétique tunisienne connaît une accélération notable. Plusieurs programmes structurants, comme TEREG et ELMED, pourraient traduire un regain de confiance de la part des bailleurs publics internationaux.
Après des années d’incertitudes, la Tunisie semble enfin accélérer le déploiement de son photovoltaïque à grande échelle. Selon le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, les grands chantiers avancent désormais de manière tangible, que ce soit sous le régime de la concession ou sous celui de l’autorisation, les deux cadres qui encadrent le développement des centrales solaires en fonction de leur puissance.
Alors que le Salon international de la transition énergétique se tient cette semaine à Tunis, pv magazine France consacre un focus sur le développement du photovoltaïque en Tunisie. Pour ce premier volet, nous nous intéressons à la stratégie mise en place par le gouvernement, pour réduire sa très forte dépendance aux importations énergétiques, qui atteint des niveaux inquiétants.
Avec la création de sa première unité de production de polysilicium, le pays se positionne pour devenir un acteur clé dans l’industrie solaire mondiale. Porté par un investissement de 8 milliards de dirhams (environ 730 millions d’euros), le projet doit générer 1 500 emplois et consolider l’écosystème industriel local.
Deux chercheurs de l’initiative Imal pour le climat et le développement ont calculé le potentiel des systèmes électriques renouvelables décentralisés dans le pays, en estimant la production d’électricité qu’ils représentent et les retombées économiques. Ils recommandent de mettre en place rapidement des dispositions institutionnelles et réglementaires pour exploiter au mieux ce potentiel.
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