Face au silence de la PPE 3 sur le stockage, l’Association Environnement Juste propose d’imposer le stockage pour les projets dépassant 10 kWc afin d’intégrer la flexibilité à la source. Une solution qui pourrait être rendue économiquement (et environnementalement) viable par la maturité industrielle européenne du Sodium-Ion, capable de stabiliser le réseau sans dépendre des métaux critiques importés.
La publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a fixé de nouvelles ambitions pour le solaire en France. Mais la baisse des volumes d’installations et le plafonnement du soutien public fragilisent une filière déjà confrontée à un ralentissement, entraînant fermetures, plans sociaux et inquiétudes sur le maintien des compétences industrielles.
La publication par décret de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui fixe la trajectoire énergétique française jusqu’en 2035, a suscité une réaction immédiate à l’Assemblée. Deux motions de censure et un recours devant le Conseil d’État ont été déposés, mais qui ont finalement peu de chance d’aboutir.
Contrairement au souhait du Premier ministre Sébastien Lecornu exprimé fin novembre, la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ne sortira pas avant Noël. Les chiffres d’objectifs du photovoltaïque pour 2030 faisant l’objet de nombreuses spéculations, les acteurs espèrent que le gouvernement mettra bientôt fin au suspense.
Alors que l’Assemblée nationale avait rejeté en juin une proposition de loi limitant le développement des énergies renouvelables, un moratoire sur le solaire et l’éolien terrestre pourrait tout de même revenir par la voie réglementaire. La filière réagit avec inquiétude et lassitude.
Un communiqué gouvernemental a fuité, le vendredi 1er août, annonçant la publication de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) avec les mesures principales intégrées à date : l’abrogation de certains arrêtés tarifaires et le passage à des appels d’offres dits simplifiés pour le petit solaire en toiture ont été entérinés, ainsi que la publication de l’arrêté « petit sol », très attendu.
Bordeaux accueille la 10e édition du colloque photovoltaïque du Syndicat des Energies renouvelables (SER) dans un contexte national peu encourageant, alors même que le reste des pays européens (et mondiaux) poursuivent l’intégration massive du solaire et des technologies qui la sous-tendent.
Le syndicat des professionnels de l’énergie solaire (Enerplan) indique dans une tribune que l’énergie solaire répond parfaitement aux quatre critères énoncés par le Premier ministre lors des débats parlementaires sur la future PPE : la décarbonation, l’abondance, la compétitivité et la souveraineté.
La PPE, initialement prévue par décret, sera finalement adoptée sous forme de loi d’ici fin d’été, reprenant substantiellement la proposition du Sénat d’octobre 2024. Ce texte, soutenu par LR et le RN, acte la relance du nucléaire et l’abandon des objectifs spécifiques d’énergies renouvelables au profit d’un plan de développement des « énergies décarbonées ». L’absence de feuille de route annuelle concrète ajoute une incertitude majeure pour les acteurs des renouvelables.
Alors que l’actualité réglementaire est riche, entre la réforme de la PPE, du tarif S21 et la publication attendue du S25, pv magazine France s’est entretenu avec Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables. Selon lui, une approche uniquement budgétaire de l’énergie risque de brider le solaire, filière pourtant essentielle pour l’indépendance énergétique du pays.
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