La stratégie de centralisation de la PPE 3 ne fait pas que des heureux. Et notamment pour les porteurs de projets et les partenaires locaux. L’Alliance pour l’énergie locale, qui réunit 12 organisations de la société civile, dénonce un recul pour les énergies renouvelables électriques portées localement. Le réseau Cler, Énergie Partagée, le Réseau Action Climat, Enercoop, Energy Cities, France Nature Environnement, Greenpeace, WWF, Le Labo de l’ESS, ESS France, FNCCR, AMORCE ont donc interpellé la filière et le gouvernement pour prendre en compte une vision décentralisée de l’énergie, au moins à titre marginal.
Non content de fixer un objectif de 60% d’énergie décarbonée (comprenant le nucléaire et les énergies renouvelables) dans la consommation finale de la France en 2030 (au lieu des 44% d’EnR pures préconisées par l’UE), le décret instituant la PPE 3 ne prévoit aucun objectif pour développer les projets portés par la collectivité et les citoyens – souvent en partenariat avec un développeur privé.
Pourtant, selon l’Alliance, quand les collectivités et les citoyens sont au capital, le projet génère jusqu’à trois fois plus de retombées économiques dans le territoire par rapport à un projet classique. Ce modèle pourrait ainsi représenter un levier économique “d’autant plus indispensable dans un contexte de coupes budgétaires importantes pour les territoires”.
“En tant que cheffes de fil de la transition énergétique, les Régions peuvent fixer des objectifs ambitieux en concertation avec les différents échelons qui composent leur territoire pour mener la transition énergétique territoriale, explique l’Alliance dans un communiqué. C’est notamment ce qui a pu avoir lieu au travers des COP régionales et des Comités régionaux de l’énergie, mais ces espaces sont, pour beaucoup, restés peu effectifs par manque de directives et de moyens humains et financiers associés.”
Dans cette idée, l’Alliance demande de multiplier par 3 la part des projets aux mains des collectivités et des citoyens d’ici 2030 et par 11 d’ici 2035, pour passer de 1,7 TWh actuellement à 5 TWh en 2030 puis 20 TWh en 2035, ce qui représenterait 5% de l’ensemble des projets d’énergies renouvelables.
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