Dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie et de recherche accrue de souveraineté énergétique, les collectivités locales sont appelées à jouer un rôle central dans le déploiement du solaire. Pour les accompagner, le syndicat professionnel Enerplan publie un guide pédagogique de 16 pages, conçu comme un outil opérationnel à destination des élus et des services. Objectif d’Enerplan est de montrer qu’il est possible de transformer les obligations réglementaires en opportunités concrètes d’action.
Le prochain mandat municipal et intercommunal qui s’ouvrira en 2026 marquera une étape décisive dans la montée en puissance du solaire. Plusieurs obligations structurantes entreront progressivement en vigueur et vont profondément modifier la gestion du patrimoine public. À l’horizon 2028, les bâtiments publics existants de plus de 500 m² devront être équipés de dispositifs de production solaire, même en l’absence de rénovation. Dans le même temps, les nouveaux bâtiments publics dépassant cette surface devront intégrer soit des panneaux photovoltaïques soit des solutions de végétalisation. Les parkings extérieurs de plus de 1 500 m² seront également concernés, avec des échéances fixées à 2026 ou 2028 selon leur configuration. Ces mesures traduisent une orientation claire qui consiste à faire du patrimoine public un levier majeur de production d’énergie renouvelable.
Au-delà de ces obligations, les collectivités disposent aujourd’hui de mécanismes facilitant leur engagement et leur permettant de structurer des stratégies énergétiques locales ambitieuses. Le Contrat d’Achat Direct d’Énergie Renouvelable (CADER) permet par exemple d’acheter directement de l’électricité verte auprès de producteurs, sécurisant à la fois les prix et les approvisionnements. L’autoconsommation collective patrimoniale ouvre quant à elle la voie à une gestion locale de l’énergie particulièrement pertinente à l’échelle des territoires. Elle peut atteindre une puissance de 10 MW et s’étendre à l’ensemble du périmètre de l’EPCI pour les consommateurs publics, favorisant ainsi une mutualisation efficace des ressources.
Le solaire comme outil de solidarité territoriale
La mobilisation du foncier constitue un autre levier stratégique encore sous-exploité. Les terrains non bâtis appartenant aux collectivités peuvent accueillir des centrales solaires au sol destinées à produire de l’électricité ou de la chaleur, valorisée localement, injectée sur le marché ou intégrée dans des dispositifs d’obligation d’achat. Dans cette logique de planification, la définition de Zones d’Accélération des Énergies Renouvelables permet également de structurer et d’anticiper le développement des projets à l’échelle territoriale.
Enfin, Le développement du solaire ouvre par ailleurs des perspectives nouvelles en matière de solidarité locale. Les producteurs en autoconsommation peuvent désormais faire don de leur surplus d’électricité à des ménages en situation de précarité énergétique. Ce type d’initiative peut s’appuyer sur la création d’Associations pour la Mutualisation d’une Énergie de Proximité, qui organisent de véritables circuits courts de solidarité énergétique. Une trentaine de structures de ce type existent déjà en France et leur développement s’accélère avec le soutien de l’Ademe. Le solaire devient ainsi un outil concret d’action sociale au service des territoires.
Selon Enerplan, la dynamique est déjà bien engagée, si l’on en croit par exemple l’essor de l’autoconsommation collective, qui comptait déjà plus de 1 600 opérations actives fin 2025.
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