Promulguée il y a deux ans, la loi d’accélération des énergies renouvelables (APER) a placé les maires aux commandes de la transition énergétique. Qu’il s’agisse d’éolien, de géothermie, de solaire en toiture, au sol, en ombrières de parking ou d’agrivoltaïsme, rien ne leur échappe en matière de développement de projets de ce type sur leurs territoires. Protecteurs de la cohésion sociale et territoriale à travers les schémas de cohérence territoriale (SCoT), garants du respect des règles d’urbanisme encadrées par les plans locaux d’urbanisme (PLU), maîtres du foncier, dotés de pouvoirs de police, ce sont encore eux qui sont chargés de définir les Zones d’accélération des énergies renouvelables (ZAEnR) à l’échelle intercommunale, après concertation avec l’État et les habitants. En novembre 2024, un peu plus d’un tiers des communes s’étaient engagées dans le processus, avec 641 000 ZAEnR potentielles remontées dans les préfectures.
L’ensemble des prérogatives assignées au premier magistrat d’une commune – quelle que soit sa taille – en font un acteur-clé de la transition énergétique et le partenaire « obligé » des solaristes (développeur, producteur ou installateurs), soucieux de voir aboutir leurs projets dans les meilleurs délais. « Avoir le maire avec soi accélère forcément les choses au niveau administratif, mais aussi en termes d’acceptabilité des projets », reconnaissent unanimement les développeurs. « Le rôle des élus locaux n’a jamais été aussi important pour réaliser les objectifs de décarbonation et de développement des énergies renouvelables dans leur collectivité », estime, quant à lui, Serge Nocodie, vice-président d’Amorce, réseau national des territoires engagés dans la transition écologique.
Un réel pouvoir d’influence
De la passation des appels d’offres, à la délivrance des autorisations de travaux pour la construction d’une installation, le maire intervient à tous les stades d’un projet d’énergie renouvelable, en ayant souvent le dernier mot. Réelle, son influence s’exerce à tous les niveaux. Au moment de choisir le lauréat d’une consultation, comme lorsqu’il s’agit de convaincre ses administrés sur la pertinence de participer à une opération d’autoconsommation collective menée à l’échelle communale ou intercommunale…
Les élus globalement satisfaits des parcs renouvelables
Autre signe qui ne trompe pas : plus d’un élu sur deux (57 %) se dit favorable à l’installation de nouveaux parcs, un chiffre montant à 71 % pour le PV. « Ce retour positif correspond beaucoup plus à ce que l’on entend et perçoit au quotidien sur le terrain, loin des discours à l’échelle nationale qui laisserait entendre que tous les élus sont opposés aux énergies renouvelables », a abondé Dominique Ramard, vice-président de la commission Énergies renouvelables et maîtrise de l’énergie à la FNCCR et maire de Saint-Juvat (22).
Ancré dans son territoire, le maire intervient naturellement en fonction de sa propre sensibilité politique, laquelle se traduit, ou non, dans ses engagements et ses actes en faveur du développement des énergies renouvelables. Avec comme seul juge de paix celui de son élection ou du renouvellement de son mandat. À Vitrolles, Paris ou Légny par exemple, on ne pense pas et on ne vote pas de la même couleur. Qu’elle soit située en zone rurale, en périphérie des grandes villes ou en milieu urbain, chaque commune est confrontée à ses propres problématiques et contraintes géographiques, sociologiques et environnementales. Mais, dans tous les cas, ses citoyens doivent pouvoir compter sur leur premier représentant pour participer, dans un débat le plus démocratique possible, à la nécessaire transition énergétique du pays.
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