Engie se défait de quatre centrales à charbon

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Engie annonce la signature d’un accord avec Riverstone Holdings LLC sur la cession de sa participation dans quatre centrales à charbon : celle de Rotterdam au Pays-Bas (731 MW) et les centrales de Farge (350 MW), Zolling (472 MW) et Wilhelmshaven (726 MW) en Allemagne. La transaction aura lieu au second semestre 2019 et réduira la dette financière nette consolidée d’Engie de près de 200 millions d’euros.

Le fonds Riverstone Holdings LLC, basé à New York et spécialisé dans l’énergie, reprendra les actifs, permettant ainsi à Engie de poursuivre sa stratégie de sortie du charbon. En 2015, le groupe annonçait vouloir diminuer drastiquement sa production d’énergie carbonée : après avoir cédé des centrales à charbon en Australie, en Pologne ou encore en Thaïlande, le charbon représentera, suite à la cession des quatre centrales, 4 % des capacités de production d’électricité d’ENGIE (contre 13 % fin 2015).

« Cette transaction s’inscrit dans la stratégie d’Engie qui vise à faire du groupe le leader mondial de la transition zéro carbone», a déclaré Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie dans son communiqué de presse. « Nous concentrons nos investissements dans les solutions dédiées aux entreprises et aux collectivités, la production d’énergie renouvelable à grande échelle et l’adaptation des réseaux d’électricité et de gaz requise par la transition énergétique. Nous y consacrerons 12 milliards d’euros pour la période 2019 – 2021, comme nous l’avons annoncé lors de notre Capital Markets Day, le 28 février dernier. », elle a ajouté.

Parallèlement, le gouvernement des Pays-Bas a prévu de fermer toutes ses centrales à charbon d’ici 2030 et a introduit de nouvelles normes contraignantes pour ces centrales avec application en 2021. En Allemagne, la date de fermeture prévue des centrales à charbon est fixée à 2038. Engie aurait-elle dû fermer ses centrales plutôt que de les vendre ? C’est ce que préconisait l’Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) en septembre 2018 — ne serait-ce que pour s’investir dans le combat collectif contre les émissions de CO2, plutôt que de reléguer le problème.