Urbasolar réalise une centrale solaire en Land art

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Le premier panneau solaire de la centrale de Toulouse Oncopole a été posé mercredi 28 août. Celle-ci disposera d’une capacité de 15 MW et produira 19,35 GWh par an, soit la consommation annuelle de 4100 foyers. Il s’agit de la « plus grande centrale solaire en milieu urbain » selon Urbasolar.

Comme sur tout terrain dégradé et pollué, la construction de cette centrale a suivi des règles particulières. Le terrain est ici celui qu’occupait l’usine AZF, dont l’un des hangars contenant des nitrates d’ammonium a explosé en 2001. « Cette centrale photovoltaïque a nécessité le design et la mise en œuvre de procédés d’installation innovants. Elle permet la revalorisation d’un site fortement pollué et sa renaissance grâce à un projet environnemental emblématique », précise Urbasolar.

Mais cette centrale présente encore une autre particularité, celle d’avoir été conçue en Land Art, une forme d’art qui consiste à transformer le cadre et des matériaux de la nature en œuvre d’art. Des panneaux colorés ont été intercalés entre les panneaux, permettant d’obtenir une image pixellisée qui se modifie selon l’endroit d’où on la regarde. Il faudra prendre l’avion ou le futur téléphérique Téléo pour se prêter à cette expérience.

Au demeurant, contrairement à ce qui a pu être annoncé, cette centrale n’alimentera pas le téléphérique Téléo développé par la société Tisséo. Le projet ayant été lauréat à un appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), l’électricité produite sera injectée sur le réseau conformément au cahier des charges du gouvernement et bénéficiera d’un tarif d’achat. « Toutefois, l’électricité étant consommée au plus près de sa source de production, il y a de grandes chances que le téléphérique utilise l’électricité produite par la centrale de l’Oncopole », précise Urbasolar à pv magazine.