L’inventaire des friches se poursuit, le solaire a une carte à jouer

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Dans son intervention à l’issue du Conseil de défense écologique, la ministre a rappelé que lors du premier Conseil du genre, un travail d’inventaire national des friches avait été lancé. Ce dernier a déjà permis de de recenser environ 2 400 sites. Une plateforme en Opendata est en cours de développement pour les faire connaitre aux porteurs de projets. Parallèlement, un groupe de travail sur l’artificialisation des sols, piloté par Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique, travaille à des propositions concrètes pour atteindre l’objectif de « zéro artificialisation nette ».

Elisabeth Borne a rappelé que : « Réhabiliter des friches, c’est réutiliser du foncier déjà artificialisé plutôt que d’utiliser de nouvelles terres. C’est créer des logements, de l’activité, c’est développer des énergies renouvelables, comme le photovoltaïque, sans utiliser d’espaces nouveaux. C’est aussi parfois tout simplement renaturer, c’est-à-dire rendre l’espace de ces friches à la nature ou à une agriculture durable. »

En matière de reconversion des sites dégradés en solaire, des projets-pilotes ont déjà été menés en ce sens. La Métropole de Toulouse a ainsi transformé la friche de l’usine AZF en centrale solaire de 19 hectares. L’ancienne friche des Arrachis à Marcoussis dans l’Essonne accueillera ce qui sera la plus grande ferme solaire de la région Ile-de-France d’ici 2020. En outre, dans le cadre des appels d’offres lancés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en faveur des grandes centrales photovoltaïques au sol, les candidats sont incités à s’implanter sur des sites dégradés. Et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) propose une aide à la décision pour la reconversion des sites potentiellement pollués. Les centrales solaires constituent un axe fort de réhabilitation, car elles n’impliquent pas de fondations profondes ni de lourde dépollution.

A l’issue de ce troisième Conseil de défense écologique, Elisabeth Borne a indiqué : « nous avons souhaité faire de 5 projets concrets de réhabilitation de friches, des pilotes d’une démarche plus globale qui devra être finalisée en lien avec tous les acteurs concernés d’ici au printemps prochain. » Néanmoins, aucun des projets retenus n’est, pour l’heure, définitivement dédié à l’installation de centrales photovoltaïques.