Le Maroc alloue jusqu’à un million d’hectares pour la production d’hydrogène vert

Share

Dans un communiqué, le gouvernement marocain a annoncé la publication de la circulaire de mise en oeuvre de l’« Offre Maroc » pour le  développement de la filière de l’hydrogène vert, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur. Ce chantier, voulu par le roi Mohammed VI, prévoit d’allouer jusqu’à un million d’hectares (10 000 kilomètres carrés) de terrains à des projets intégrés de production d’énergies renouvelables, d’hydrogène vert et de ses dérivés comme le « Power-to-X » (PtX) et l’ammoniac vert.

Dans une première phase, 300 000 hectares à répartir en lots de 10 000 à 30 000 hectares, en fonction de la taille des projets prévus, seront mis à disposition des investisseurs dans le cadre de conventions cadres avec l’Etat, qui comprend notamment des rendez-vous réguliers de reporting sur l’avancement des projets. Toujours dans son communiqué, le pays indique ainsi avoir reçu des manifestations d’intérêt d’une centaine d’investisseurs nationaux et internationaux. Les premiers contrats préliminaires pourraient être signés d’ici au troisième trimestre 2024.

Carte du potentiel des énergies renouvelables (combiné éolien et solaire).

Image : Gouvernement marocain

Dans une interview avec la chaîne de télévision Medi1, Laila Benali, Ministre de la transition énergétique, a rappelé l’importance des investissements privés pour le Royaume qui a besoin de tripler ses investissements annuels dans les EnR et de multiplier par cinq ses investissements dans le réseau. Elle a également indiqué que l’entreprise publique OCP (Office chérifien des phosphates) avait lancé un plan d’investissement de 130 milliards de dirhams (13 milliards d’euros) pour amorcer un virage vers la fabrication de fertilisants verts, mais aussi dans la production d’énergie renouvelable et le dessalement de l’eau de mer.

Mettant en avant son immense potentiel éolien et solaire, le Maroc veut se positionner comme exportateur mondial d’hydrogène renouvelable. Sa demande intérieure est en effet évaluée à environ 4 TWh/an d’ici à 2030, tandis qu’au même horizon, le pays vise un volume d’exportation de 10 TWh (environ 300 000 tonnes par an). En particulier, du fait de sa proximité avec le continent européen, il veut se positionner comme un fournisseur privilégié de l’UE, qui pourrait importer 10 millions de tonnes d’H2 d’ici à 2030.

Ce contenu est protégé par un copyright et vous ne pouvez pas le réutiliser sans permission. Si vous souhaitez collaborer avec nous et réutiliser notre contenu, merci de contacter notre équipe éditoriale à l’adresse suivante: editors@pv-magazine.com.