Le ministère de la Transition énergétique a désigné fin décembre les lauréats de la quatrième période de l’appel d’offres portant sur les centrales solaires en Zones non interconnectées (ZNI). Celui-ci porte sur les installations sur bâtiments, ombrières, ombrières agrivoltaïques et serres agrivoltaïques de puissance crête supérieure à 500 kWc et les centrales au sol entre 500 kWc et 12 MWc.
Au final, cinq lauréats ont été retenus, correspondant à une puissance de 40,07 MWc : la centrale Frassone de 17,7 MWc à Aléria (Corse) portée par Akuo ; le projet de toitures Favagiolo de 8 MWc en Corse ; la centrale de Paolacci, de 7,5 MWc, toujours en Corse, développée par Générale du Solaire. Voltalia a pour sa part remporté la centrale de Laussat en Guyane, d’une puissance de 5,017 MWc, tandis que Albioma Solaire Océan Indien a remporté la centrale de Bagapan, à La Réunion, d’une puissance de 1,83 MWc.
Le prix moyen pondéré s’élève pour cette quatrième période à 92,04 €/MWh, en très forte baisse par rapport à la période précédente (112,52 €/MWh). Toutefois, comme le note la Commission de régulation de l’énergie (CRE), « compte tenu du faible nombre de dossiers, aucune tendance de fond statistiquement fiable ne saurait être dégagée ».
Appel d’offres sous-souscrit
Dans sa délibération, la CRE rappelle en effet que la puissance appelée totale était de 99 MWc. L’appel d’offres est donc largement sous-souscrit. Il est aussi inégalement réparti entre les territoires, puisque 36 % de la puissance cumulée des dossiers déposés concernait la famille 2 (centrale au sol) en Corse, alors que seulement 15 % de la puissance totale était appelée dans cette sous-famille. De plus, comme à la précédente période, aucun dossier n’a été déposé en Martinique.
Alors que l’appel d’offres est marqué par un très faible niveau de souscription depuis son lancement en 2023, la CRE estime donc qu’il est nécessaire de poursuivre l’analyse des raisons de cette faible souscription et de prendre toutes les mesures permettant d’accélérer le développement de la filière photovoltaïque dans les ZNI. À ce stade, les principaux freins identifiés sont de plusieurs ordres : les difficultés d’accès au foncier ou rencontrées au cours de la phase d’autorisation d’urbanisme, les problématiques liées au raccordement ou encore l’articulation avec l’arrêté tarifaire S24 Bâtiment ZNI.
« La levée de ces obstacles est particulièrement importante au regard de l’accélération de la transition énergétique et des économies que permet le développement des installations photovoltaïques dans les ZNI, la production de ces dernières se substituant principalement à celle issue des centrales thermiques plus onéreuses et dont le coût est porté par les charges de service public de l’énergie (CSPE) », peut-on lire dans la délibération.
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