Le développement rapide de l’agrivoltaïsme se traduit notamment par l’augmentation du nombre de collectes participatives lancées dans ce domaine, ainsi que par la hausse de leurs montants. En témoigne le tout dernier crowdfunding lancé par la société Akuo via Lendosphere, consacré au projet agrivoltaïque de Faux-en-Périgord, en Dordogne. Ouverte depuis le 24 avril, cette campagne vise un objectif initial de 1 M€, extensible jusqu’à 2 438 000 €.
Développé au sud de la commune de Faux‑en‑Périgord en Dordogne, le projet consiste en l’installation d’une centrale agrivoltaïque d’une puissance 18,4 MWc, déployée sur environ 35 hectares de terres agricoles. Il associe la production locale d’électricité renouvelable, équivalente à la fourniture de 5 450 foyers, à une production de cultures fourragères en agriculture biologique. La production annuelle d’électricité de la centrale est estimée à 26,16 GWh. En juin 2024, le projet a été désigné lauréat de l’appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie.
Projet sur trackers
Techniquement, le projet d’Akuo repose sur un système de panneaux photovoltaïques montés sur trackers. Le projet intègre également un dispositif de récupération des eaux pluviales couplé à l’irrigation, afin d’offrir des conditions de culture plus stables aux agriculteurs et de faire face aux épisodes de stress hydrique de plus en plus fréquents.
Sur le volet agricole, les deux jeunes exploitants indiquent vouloir adapter leurs systèmes de production aux effets du changement climatique, en particulier aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, particulièrement marqués sur des sols peu profonds à faible réserve en eau. L’objectif est de réduire les besoins hydriques des cultures grâce à la diminution de l’évapotranspiration induite par la présence des panneaux.
« Le projet agrivoltaïque consiste en l’installation de trackers qui permettront à nos cultures de mieux résister aux sécheresses. L’irrigation qui sera mise en place assurera une sécurité supplémentaire pour nos cultures au vu du climat actuel », expliquent Florian Bonal et Martin Fradet, qui exploitent plus de 120 hectares sur la commune. Ils prévoient par ailleurs de mettre en place des rotations culturales intégrant des productions céréalières et fourragères telles que la luzerne, le blé tendre, le soja, le lin, la lentille et le pois chiche.
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