Salon international de l’énergie solaire, de la mobilité verte et du stockage de l’énergie, Solaire Expo Maroc a ouvert ses portes, hier, à la foire internationale de Casablanca, située à deux pas de la mosquée Hassan II. Premier tour de stands, qui font la part belle à la mobilité électrique et au stockage.
L’entreprise égyptienne Kemet a signé, au cours de la semaine écoulée, trois accords avec des groupes chinois, portant sur le développement d’un complexe de fabrication de cellules solaires de 5 GW, d’une usine de stockage par batteries de 5 GWh et de la première usine d’onduleurs solaires d’Égypte.
Le dernier rapport du groupe de réflexion énergétique Dii Desert Energy indique qu’avec un portefeuille de projets d’énergies renouvelables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord atteignant désormais 202 GW, le solaire devrait permettre à la région de dépasser ses ambitions nationales agrégées en matière d’énergies renouvelables, fixées à 235 GW d’ici 2030.
L’accord porte sur une capacité totale de 1,95 GW de photovoltaïque et 3,9 GWh de systèmes de batteries (BESS) pour quatre heures de stockage en Égypte. Il s’agira, selon Scatec, de la plus grande installation combinant solaire et stockage sur le continent.
Avec la création de sa première unité de production de polysilicium, le pays se positionne pour devenir un acteur clé dans l’industrie solaire mondiale. Porté par un investissement de 8 milliards de dirhams (environ 730 millions d’euros), le projet doit générer 1 500 emplois et consolider l’écosystème industriel local.
Deux chercheurs de l’initiative Imal pour le climat et le développement ont calculé le potentiel des systèmes électriques renouvelables décentralisés dans le pays, en estimant la production d’électricité qu’ils représentent et les retombées économiques. Ils recommandent de mettre en place rapidement des dispositions institutionnelles et réglementaires pour exploiter au mieux ce potentiel.
Les chercheurs de la société d’analyses estiment que les systèmes photovoltaïques sur trackers à un seul axe offrent les coûts de production à grande échelle les plus bas au monde, avec des gains d’efficacité et des chaînes d’approvisionnement stables qui devraient continuer à faire baisser le coût actualisé de l’électricité (LCOE) du solaire.
Plusieurs articles du texte visent à réduire les droits de douane sur l’importation des éléments constitutifs des panneaux photovoltaïques ou encore des électrolyseurs. Par ailleurs, les droits de douane sur l’importation des chauffe-eaux solaires à usage domestique pourraient passer de 30 % à 15 %.
Les deux centrales PV d’El Ghrous et de Tendla, toutes deux de 200 MWc, devraient être achevées d’ici la fin de l’année. Elles font partie d’un vaste plan solaire de 3 200 MW, représentant la première phase du Programme national des énergies renouvelables visant la mise en service de 15 GW d’ici 2035.
Alors que la Tunisie mise sur le solaire pour réduire sa dépendance énergétique, deux modèles s’opposent : une multitude de petites centrales ou quelques grands projets industriels, pensés aussi pour l’hydrogène vert. Sur le terrain, cette transition est avant tout une affaire économique, comme nous le montre le dernier volet de notre série sur le pays.
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