L’autoconsommation collective poursuit sa forte dynamique en France, avec près de 2000 opérations recensées fin mars 2026 et une hausse marquée du nombre de participants et de la puissance installée. À la veille de l’examen d’un décret au Conseil supérieur de l’énergie, la filière s’inquiète toutefois de potentielles évolutions réglementaires jugées susceptibles de fragiliser ce modèle en pleine expansion.
Cette offre permet aux entreprises multisites de mutualiser la production d’électricité solaire entre les sites solarisables ou non, de maximiser l’autoconsommation et de réduire les surplus injectés sur le réseau, sans contrainte de proximité géographique.
Un projet de décret veut interdire l’ajustement ex-post de la répartition d’électricité pour éviter tout arbitrage de marché. Mais sans chiffres sur les fraudes réelles, cette mesure risque de pénaliser les projets vertueux, de compliquer la tâche d’Enedis et de freiner l’innovation technologique. Décryptage d’une réforme qui divise la filière, faute de preuves chiffrées, à la veille d’une réunion cruciale.
À quelques kilomètres de Marseille, la ville de Vitrolles déploie un modèle de communauté énergétique locale associant habitants, entreprises et collectivité, baptisé « Notre Énergie Vitrolles » et porté par un groupement réunissant Serenysun et Watteos. À terme, la production solaire devrait couvrir près de 29 % des besoins électriques de la commune et générer environ 8 GWh d’électricité renouvelable par an.
Alors que le cadre réglementaire évolue et que les subventions diminuent, acteurs industriels et collectivités testent de nouveaux modèles photovoltaïques. Retours d’expérience en Alsace, où l’autoconsommation collective s’affirme comme un moteur de rentabilité.
Avec un investissement de 60 millions d’euros, Reden développe un projet agrivoltaïque intégrant l’autoconsommation collective, démontrant le potentiel économique des circuits courts de l’électricité.
Le producteur d’énergie accélère sa diversification sur le segment du photovoltaïque C&I en s’associant à Animergy, gestionnaire d’opérations d’autoconsommation collective. Ce partenariat illustre l’évolution du marché du photovoltaïque, qui ne doit plus seulement produire de l’électricité, mais aussi faire converger la production et ses usages.
Active depuis bientôt trois ans, l’opération d’autoconsommation collective réalisée par SerenySun à Cabriès-Calas, près d’Aix-en-Provence, offre un terrain fertile à l’évaluation de ce type de modèle de production et d’utilisation de l’énergie solaire au plus près des territoires. Retour d’expérience.
Plus le nombre d’opérations d’autoconsommation collective augmente, plus leur gestion se complexifie, prédit Animergy, toute nouvelle société créée pour proposer une offre clé-en-main de délégation de services aux développeurs et aux propriétaires de centrales solaires qui se détournent de la revente totale d’électricité.
Selon l’institut allemand Fraunhofer ISI, les capacités de production en Europe pourraient être multipliées par dix d’ici 2030 pour atteindre jusqu’à 1,5 térawatt-heure. Avec près de 400 gigawattheures, la plus grande part pourrait provenir de nouveaux sites de production en Allemagne.
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