La publication de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a fixé de nouvelles ambitions pour le solaire en France. Mais la baisse des volumes d’installations et le plafonnement du soutien public fragilisent une filière déjà confrontée à un ralentissement, entraînant fermetures, plans sociaux et inquiétudes sur le maintien des compétences industrielles.
La publication par décret de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui fixe la trajectoire énergétique française jusqu’en 2035, a suscité une réaction immédiate à l’Assemblée. Deux motions de censure et un recours devant le Conseil d’État ont été déposés, mais qui ont finalement peu de chance d’aboutir.
Le ministre de l’économie Roland Lescure a confirmé la publication « la semaine prochaine » des cahiers des charges des appels d’offres solaires, avec un volume cible de 2,9 GW en 2026. L’appel d’offres “PV Grands bâtiments” de 300 MW sera également publié au Journal officiel de l’Union européenne.
Alors que l’Assemblée nationale avait rejeté en juin une proposition de loi limitant le développement des énergies renouvelables, un moratoire sur le solaire et l’éolien terrestre pourrait tout de même revenir par la voie réglementaire. La filière réagit avec inquiétude et lassitude.
Alors que l’actualité réglementaire est riche, entre la réforme de la PPE, du tarif S21 et la publication attendue du S25, pv magazine France s’est entretenu avec Jules Nyssen, président du Syndicat des énergies renouvelables. Selon lui, une approche uniquement budgétaire de l’énergie risque de brider le solaire, filière pourtant essentielle pour l’indépendance énergétique du pays.
Dans la version diffusée de mars 2025, les objectifs pour le photovoltaïque sont revus à la baisse : ils sont passés pour 2035 de « 75 à 100 GW » à « 65 à 90 GW ». Pour 2030, l’ambition serait de 54 GW pour 2030, soit la fourchette basse soumise à consultation fin 2024 (54 à 60 GW).
Attendus depuis plusieurs mois, les textes seront mis en consultation le 2 novembre 2024 pour une durée de six semaines. La question est de savoir quels sont les objectifs qui seront retenus pour les énergies renouvelables électriques, dont le photovoltaïque, à l’horizon 2030.
La révision simplifiée de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit la conversion de la future centrale électrique de Ricanto aux bioliquides et fixe de nouveaux objectifs pour l’année 2023 pour le solaire photovoltaïque,
Alors que la France doit accélérer le développement du photovoltaïque pour atteindre ses objectifs, pv magazine France lance une nouvelle série consacrée aux 13 régions françaises, à la découverte de leur politique énergétique et de leurs particularités. Ce premier volet nous emmène en Corse, où un grand nombre de projets sont bloqués en attente de la révision de la PPE et de la publication des nouveaux appels d’offres.
La CRE a publié le cahier des charges d’une 6ème période de l’« AO 2019 PV ZNI ». Les volumes appelés sont de 83 MWc pour la famille 2 (installations photovoltaïques au sol et sur bâtiment sans dispositif de stockage). La période de dépôt des dossiers est fixée du 19 au 30 décembre 2022 à 14 heures.
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