Réservoir Sun massifie les projets pour massifier l’autoconsommation

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Créée par Engie et GreenYellow (filiale énergie de Casino) pour proposer des solutions d’autoconsommation aux entreprises et des collectivités, la société Réservoir Sun a pour ambition de développer 100 MW de projets par an au rythme de 1 projet par jour, d’une puissance comprise entre 200 kW et 300 kW sur toiture, ombrière de parking…  « Notre objectif est de massifier l’autoconsommation et le solaire décentralisé pour toutes ces petites surfaces », déclare Mathieu Cambet, le président de Réservoir Sun à pv magazine.

Le partenariat signé avec Engie Cofely, une entité de Engie proposant des services à l’énergie ou de facility management, devrait participer à cette croissance en lui amenant 20 MW de projets par an. Il s’agit d’une collaboration commerciale, qui intégrerait un bloc autoconsommation dans des schémas de performances énergétiques, pour réduire la facture énergétique du client final d’Engie Cofely. Pour Réservoir Sun, c’est une carte supplémentaire pour pouvoir promouvoir l’offre d’autoconsommation en France.

En moins de 8 mois, la société a sécurisé 70 MW. Les 100 MW prévus seront atteints avant la fin de l’année. Installée à Marseille, Réservoir Sun a remporté un peu plus de 60 % des derniers appels d’offres sur l’autoconsommation et dispose de « 150 à 200 MW de projets au stade de la négociation ».

Les projets de Réservoir Sun couvrent toute la France : une vingtaine d’usines dans le nord de la France devraient être équipées de centrales en autoconsommation, « à un prix d’électricité locale, verte, en dessous du prix du réseau aujourd’hui, même en remontant dans le nord de la France », précise Mathieu Cambet. De plus, un appel d’offres a été gagné sur « une des métropoles sur la région Auvergne Rhône-Alpes, concernant plus de 150 bâtiments publics pour une puissance globale de 20 MW », il s’agit probablement de la solarisation de Saint-Étienne Métropole.

Avant, « la course était au volume et à l’ensoleillement pour gagner des appels d’offres, désormais, le moteur, ce n’est plus l’ensoleillement, mais le prix payé par le client sur le réseau. » D’où une présence aussi bien dans le Sud – le siège est d’ailleurs à Marseille – que dans le nord ou à l’est, « près de Fessenheim aussi. » Ou encore au-delà de la France métropolitaine, en particulier à la Réunion et à Mayotte où la société développe des modèles complètement déconnectés du réseau, avec système de stockage. « Le prix du stockage diminue aussi vite que ce que les prix du photovoltaïque ont connu », ajoute Mathieu Cambet. L’offre arriverait en France dans 3 ans environ.

Réservoir Sun développe ainsi les partenariats et est satisfait de la relance de l’appel d’offres du gouvernement. « On est content des nouvelles conditions aussi car elles donnent plus de visibilité sur le risque CSPE sur la durée du contrat. » Confiants, le marché va se développer selon lui, « on est en train d’arriver sur des offres assez matures ».