Le réseau électrique français à l’horizon 2035 : oui à la transition énergétique

Share

Le gestionnaire des réseaux de transport de l’électricité RTE a présenté aujourd’hui son projet de développement du réseau électrique à l’horizon 2035. Dans son « Schéma décennal de développement du réseau » (SDDR), il a formulé un plan permettant de mettre en œuvre les objectifs de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en tenant compte de l’état actuel du réseau et de l’évolution des mix énergétiques des pays voisins.

Le projet avait pour objectif de lister « les leviers existants à mettre en œuvre pour que les réseaux ne se situent pas sur le “chemin critique” de la transition énergétique, mais qu’ils soient au contraire un élément facilitant. » Il étudie l’évolution de l’ensemble des enjeux sur le réseau de transport, à savoir industriels, sociétaux, environnementaux et financiers, sur la période 2021-2035.

Dans ce schéma, la RTE met en exergue que les réseaux publics d’électricité sont capables de transporter une part importante des énergies renouvelables à des coûts raisonnables. « La part du réseau de transport dans le coût du système électrique français représenterait, en 2035 comme aujourd’hui, environ 10 % de la facture du consommateur français : la transition énergétique n’aura ainsi aucun impact majeur sur la structure des coûts du système électrique », résume le Syndicat des énergies renouvelables (SER) qui se réjouit du SDDR. Les investissements nécessaires au développement du réseau, estimés à 33 milliards d’euros répartis sur 15 ans, représenteraient en effet environ 2 milliards d’euros par an alors que le montant actuel s’élève à 1,3 milliard d’euros. « Ce montant se situe dans la fourchette basse des montants prévus dans les pays voisins », précise la RTE.

L’adaptation du réseau prévue dans le SDDR permettra de réduire les émissions de CO2 du système électrique européen de l’ordre de 5 à 10 Mt par an, et de diminuer l’empreinte visuelle des infrastructures de 5 %, notamment grâce à la mise en souterrain de nouvelles lignes.

Pour Jean-Louis Bal, le président du SER, « le Syndicat des énergies renouvelables accueille très favorablement la publication du Schéma Décennal de Développement du Réseau qui confirme qu’un dimensionnement optimal du réseau de transport d’électricité permettra d’accueillir les nouvelles installations solaires et éoliennes à la hauteur des objectifs de la future PPE. Ces évolutions se feront à des coûts maîtrisés pour le consommateur grâce à une planification intégrée des futurs sites de production, à terre comme en mer, et à la flexibilité des énergies renouvelables. »