Décryptage de l’appel d’offres CRE 4.8 installations sur bâtiments

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Comme pour les précédentes éditions, depuis 2016, l’appel d’offre sur toiture se décomposait en deux familles : la famille 1 (installations de puissance comprise entre 100 kWc et 500 kWc) est éligible au contrat d’achat, tandis que la famille 2 (installations de puissance comprise entre 500 kWc et 8 MWc) est éligible au complément de rémunération. Au total, dans la famille 1, 235 projets ont été attribués, contre 32 projets pour la famille 2. En revanche en termes de capacité, c’est un quasi-équilibre, puisque 63 MWc vont à la famille 1 et 64 MWc à la famille 2, selon le conseil en énergies renouvelables, Finergreen,

Le rapport de ce dernier signale en outre que « l’appel est sous-souscrit : seuls 127 MWc sont lauréats pour 300 MWc appelés. » Et d’ajouter que « la CRE a choisi d’éliminer les 20% des dossiers aux tarifs les plus élevés. »

Sur le plan géographique, la logique est respectée, puisque la très grande majorité des puissances accordées l’est au Sud du pays, Région Sud/PACA en tête, avec 71 projets pour 33,8 MWc. En outre, Finergreen signale que 70% des projets se trouvent dans les trois premières régions lauréates (Sud/PACA, Occitanie et Nouvelle Aquitaine).

Sur le plan des développeurs, c’est Technique Solaire qui arrive premier du classement avec 18,3 MWc attribués, devant Amarenco/total, avec 17,5 MWc et Reden Solar qui complète ce top 3 avec 17,2 MWc remportés. Les trois entreprises sont d’ailleurs dans le top 4 des développeurs par puissance remportée sur les huit premières tranches des appels d’offres, Urbasolar se glissant à la troisième position du classement en puissance cumulée, devant Reden Solar.

Enfin, sur le plan des tarifs, le tarif moyen a diminué de 4% par rapport à la tranche précédente d’AO. Les tarifs moyens demeurent cependant supérieurs à ceux de la tranche 5, en septembre 2018, qui continue d’être le « point bas » de cette série d’AO.