Enercoop et Planete OUI en tête du classement des fournisseurs verts selon Greenpeace

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Une fois encore Enercoop est en tête, mais partage sa position avec Planete OUI. En outre, Urban Solar, ilek et Plüm énergie sont parmi les cinq classés « verts » par Greenpeace.

« Alors que les gros producteurs restent empêtrés dans des énergies du passé et des investissements toxiques, on observe une belle progression des énergies renouvelables. Pour preuve, fin 2019, cinq fournisseurs sont 100% renouvelables, contre seulement trois en 2017 », signale Greenpeace dans son rapport.

Ainsi, 15 des 24 fournisseurs évalués ont une politique de production renouvelable et agissent donc directement sur le développement de ces énergies en Europe. En outre, huit de ces fournisseurs-producteurs ont une politique de production 100% renouvelable. Et la tendance s’accélère, puisque 16 des 24 fournisseurs déclarent des investissements dans les énergies renouvelables entre 2020 et 2023 (contre 10 des 19 fournisseurs dans le rapport de l’année dernière).

Greenpeace France rappelle que si son premier classement paru en octobre 2018 avait mis en lumière « l’entourloupe des “garanties d’origine”(*) qui flouent les consommateurs en proposant une électricité non-renouvelable cachée derrière des offres vertes, (…) cette édition 2020 (basée sur des données de 2018 et 2019), montre que la situation progresse. »

Greenpeace pointe aussi du doigts les « mauvais élèves » qui, « malgré des efforts pour développer les renouvelables, plombent encore le marché. »

Sans surprise, l’ONG estime qu’« en investissant encore beaucoup trop dans les énergies non-renouvelables, les acteurs historiques comme EDF, Total Direct Energie, Iberdrola, Eni, Vattenfall et Engie continuent de freiner la transition énergétique en Europe. Total Direct Energie et Eni restent résolument tournés vers l’exploitation et l’exploration de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. Iberdrola, Vattenfall, Engie et EDF produisent encore beaucoup d’énergies fossiles, et investissent pour prolonger la durée de vie de leurs vieux réacteurs nucléaires. »

(*) « Ce mécanisme de “garantie d’origine” contribue à un greenwashing de plus en plus problématique. De fait, l’argent des consommateurs et consommatrices sert à financer des énergies du passé à leur insu, plutôt que de contribuer à soutenir la transition énergétique, » rappelle Alix Mazounie, chargée de campagne Énergie pour Greenpeace France.