Contrats signés pour le projet Emasol de centrale thermique solaire de 1,5 MW à Pons

Share

Plusieurs contrats viennent d’être signés, notamment celui pour la fourniture de la chaleur solaire entre Newheat, le promoteur du projet, et Dalkia, qui gère le réseau de chaleur, sur une durée de25 ans. Un p protocole fixant les participations dans le projet a également été signé. Emasol a été créée par l’entreprise Newheat qui en détient 51 %, 44 % revenant à la Société d’économie mixte Energies Midi Atlantique (SEM EMA) et 5 % à la commune de Pons, qui met à disposition le terrain moyennant un loyer symbolique. Enfin, les promesses de bail sur les terrains d’implantation du projet ont aussi été signés.

La construction de cette centrale devrait ainsi pouvoir être lancée sur le premier semestre de 2020.

La centrale Emasol sera dotée de 1 786 m2 de capteurs, qui alimenteront le réseau de chaleur de Pons, installé près d’une chaudière bois. A terme, Emasol livrera 20% de la chaleur du réseau de chaleur de Pons (à une température inférieure à 90°C), portant la part du renouvelable dans le réseau à 95% (c’est l’objectif qui se fixe Emasol), le solde étant représenté par le gaz, qui aujourd’hui couvre les besoins complémentaires de la centrale biomasse.

Le coût du projet est de 1,2 million d’euros. Le Fonds chaleur apporte sa contribution, allouée via l’Ademe, à hauteur de 500 000 € et la Région Nouvelle aquitaine a abondé par une aide de 160 000 €, indique Hugues Defréville, président de Newheat.

Ce sera le deuxième projet de centrale solaire thermique de grande dimension (plus de 1 000 m2) alimentant un réseau de chaleur urbain en France, après celui de Chateaubriand.

Newheat, basée à Bordeaux, a également lancé une centrale pour alimenter le site de papetier homonyme à Condat, en Dordogne, l’an dernier. Le site accueille une centrale de 4 212 m2 de capteurs, pour une puissance de 3,7 MWc.

L’entreprise bordelaise dispose dans ses cartons de deux autres projets sur des sites industriels avec des surfaces de capteurs de l’ordre de 10 000 m2, et participe à un projet à Issoudin, pour les Malteries Franco-Suisse du groupe Boortmalt, signale le président de Newheat.