EDF, Thales et Total ouvrent le premier laboratoire industriel commun en intelligence artificielle

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EDF, Thales et Total faisaient partie des huit signataires français du manifeste pour une intelligence artificielle (IA) au service de l’industrie, le 3 juillet 2019, au ministère de l’Économie et des Finances. L’objectif : mutualiser les moyens de recherche et de développement pour faire de l’IA une source de croissance et d’emplois dans les secteurs industriels, dans un cadre éthique.

C’est dans cette optique que les trois groupes ont annoncé l’ouverture d’un laboratoire commun de recherche industrielle en IA. Les travaux menés dans les locaux d’EDF Lab Paris-Saclay, le centre R&D et de formation d’EDF, porteront sur « des technologies en IA, adaptées aux besoins des systèmes critiques industriel », à savoir les systèmes vulnérables dont le dysfonctionnement peut avoir de lourdes conséquences. Parmi ces systèmes critiques, EDF mentionne les systèmes aéronautiques embarqués ou les installations de production d’énergie. Celles-ci « requièrent en effet un niveau d’exigence des plus élevés en termes de de fiabilité, et donc le développement d’une IA de confiance, explicable voire certifiable, ce à quoi vont répondre les travaux de recherche du laboratoire », précise le groupe.

En outre, le laboratoire commun travaillera à développer des technologies en IA telle que l’optimisation de tâches, l’accélération de l’accès aux informations pertinentes, l’amélioration de l’efficacité industrielle, de la performance énergétique ou encore des taux de disponibilité des installations industrielles.

Pour développer une IA de confiance, les recherches d’EDF, de Thales et de Total suivront trois axes clés : l’explicabilité (transparence du raisonnement), l’apprentissage par renforcement (qui consiste à récompenser l’IA positivement ou négativement au cours de l’apprentissage) et la simulation via des modèles physique, dans le but d’optimiser le comportement du système.