IPVF et le CEA INES s’associent pour développer une cellule photovoltaïque à haut rendement industrialisable

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Le centre de recherche Institut Photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) et l’Institut national de l’énergie solaire (CEA INES) lancent un programme commun dans l’objectif de mettre au point une cellule tandem pérovskite sur silicium à 2 terminaux à haut rendement, dont les procédés de fabrication sont compatibles avec la production industrielle. Cette technologie doit permettre d’atteindre 30 % de rendement, précisent les instituts montrant un savoir-faire éprouvé dans le domaine des procédés de synthèse et de dépôt des pérovskites et de leur intégration en dispositifs photovoltaïques.

En décembre dernier, le CEA INES a obtenu un rendement record supérieur à 20 % à l’échelle d’un mini-module à pérovskite de 11 cm². Dans le domaine des cellules silicium à hétérojonction, le centre de recherche, en partenariat avec l’entreprise italienne Enel Green Power, a obtenu une efficacité de 24,63 % en début d’année. La production sur les équipements industriels de Meyer Burger a alors atteint une cadence de 2400 cellules par heure. « Le CEA INES est l’un des pionniers sur la fabrication de cellules silicium à hétérojonction, l’une des technologies les plus intéressantes pour un couplage avec les pérovskites », déclare-t-il.

De son côté, IPVF, qui compte des industriels (EDF, Total, Air Liquide, Horiba et Riber) et des équipes de recherche (CNRS, Ecole Polytechnique) parmi ses membres, a atteint des performances de 15 % de rendement sur 25 cm².

La collaboration entre CEA INES et IPVF, « Tandem Made in France », est prévue pour une durée de trois ans.

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