Le Ghana va passer de 3 à 13% d’EnR avec deux projets de déploiement solaire

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Le Ghana poursuit le déroulé de son programme de développement des énergies renouvelables (SREP) pour atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2030 (contre environ 85 % aujourd’hui), en se basant principalement sur les énergies propres. Concrètement, le gouvernement, via son ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, a signé un accord de 69,88 millions de dollars avec la Banque africaine de développement (BAD) portant sur deux projets d’électrification solaire.

Le premier prévoit la mise en place de 35 mini-réseaux dans la région du lac Volta et le déploiement de 12 000 centrales solaires photovoltaïques à comptage net sur les toits des institutions publiques, des petites et moyennes entreprises (PME) et de certains ménages au sein des réseaux de la Compagnie d’électricité du Ghana (ECG) et de la Northern Electricity Distribution Company (NEDCO). Ce volet comprend également l’installation de batteries de stockage d’énergie au niveau des lignes d’alimentation dans les réseaux ECG et NEDCO.

Le second porte sur le déploiement de 11 000 systèmes solaires domestiques autonomes dans les communautés insulaires et lacustres du pays, ce qui devrait apporter 13,5 % d’énergie renouvelable au mix énergétique ghanéen (hors hydroélectricité) et créer, selon la BAD jusqu’à 2865 emplois pendant la phase de construction. Les deux projets devraient être finalisés d’ici 2025 et porter à 13,5 % la capacité électrique renouvelable du pays.

Passer de 3 % à 13,5 % de capacité renouvelable avec le solaire

Le Ghana compte environ 32 millions d’habitants et présente l’un des taux d’électrification les plus hauts d’Afrique sub-saharienne. En 2021 et selon les statistiques publiées par la Energy Commission of Ghana, le pays était doté de 5481 MW de capacité de production électrique au niveau national, en comptant les centrales électriques décentralisées.

Sur ce total, environ 29 % représentent la production hydroélectrique, 68 % la production thermique et seulement 3 % les sources d’énergies renouvelables. Seulement 4975 MW de cette capacité électrique est considérée comme fiable par les autorités.

Du fait de nombreux contrats take-or-pay avec des producteurs privés, la capacité installée du Ghana est supérieure au pic de consommation qui atteint en 2021 3246 MW à l’échelle du système (comprenant la charge exportée et la consommation de l’entreprise d’aluminium Valco) et 2904 MW si l’on ne prend en compte que la consommation domestique.

L’un dans l’autre le Ghana présente un taux excédentaire, mais les difficultés de raccordement des zones isolées couplées aux difficultés financières des gestionnaires de réseau bloque l’électrification universelle. Les deux projets de déploiement solaire devraient répondre à cette double problématique.

Comme le rappel le ministère français de l’économie dans une note d’analyse, le gouvernement ghanéen avait soutenu les ménages et entreprises durant la crise Covid-19, avec notamment la prise en charge de la moitié des factures d’électricité d’avril à septembre 2020 pour les utilisateurs résidentiels et commerciaux et la gratuité de l’électricité pendant six mois pendant le premier confinement.

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