Une course automobile de 3000 km réservée aux véhicules 100 % solaires

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Une course automobile réservée aux véhicules alimentés en énergie solaire se prépare à Darwin, dans le nord de l’Australie. Du 22 au 29 octobre prochain, une quarantaine d’équipes industrielles et universitaires du monde entier se retrouveront avec leur véhicule innovant solaire pour concourir au Bridgestone World Solar Challenge : une course de 3000 kilomètres de long, traversant l’Australie du nord au sud pour rejoindre la ville d’Adélaïde avec pour seul carburant, l’énergie solaire.

Avec des températures pouvant atteindre 50 degrés celsius et des routes cahoteuses, le défi se situe dans la technologie solaire aussi bien que dans la conception mécanique du véhicule qui devra faire preuve d’efficacité et de résistance. Les participants peuvent concourir dans deux catégories distinctes.

La première catégorie a été baptisée « Challenger » et vise des technologies de « fusées solaires », très efficaces et rapides. « Elles sont conçus pour une efficacité maximale, consommant la même quantité d’énergie qu’une machine à laver », expliquent les organisateurs. Le record de vitesse de cette catégorie a été enregistré en 2005 à 102 km/h mais des évolutions réglementaires (visant notamment à accroître la sécurité) ont fait baisser la vitesse au cours des dernières années. Des vitesses moyennes de 80 à 90 km/h sont attendues pour cette nouvelle édition. Les véhicules de la classe challenger doivent présenter une superficie maximale de 4 mètres carrés de panneaux solaires pour une longueur maximale totale de 5 mètres et une largeur de 2,2 mètres – soit la taille d’un gros SUV.

La deuxième catégorie, la classe « Cruiser », vise à imiter des véhicules de tourisme en série classiques. Avec la même taille totale autorisée, les participants doivent concevoir un habitacle pour au moins deux occupants (un conducteur et un passager) et prévoir au moins quatre roues – contre trois minimum pour le challenger. 5 mètres carrés de panneaux solaires sont autorisés.

Le véhicule solaire de l’École polytechnique fédérale de Zurich dans la catégorie « Challenger ».

Image : ETH Zurich / aCentauri Solar Racing

L’événement a d’abord été lancé pour les étudiants de premier cycle, comme un défi de conception d’ingénierie mêlant des technologies aérodynamiques de pointe, des blocs-batteries fiables, une intégration efficace et innovante des panneaux solaires et un système de conduite intelligente sur route.

Rapidement, la course a aussi attiré des grands noms de l’univers de la technologie et de l’industrie. Le fondateur de Google, Larry Page et le co-fondateur de Tesla, JB Straubel ont par exemple participé aux dernières édition de l’événement – respectivement dans l’équipe de l’Université du Michigan et celle de l’Université de Stanford.

« En 2023, l’événement se retrouve dans une nouvelle ère. Les véhicules électriques ne sont plus un exercice de prototypage : ils sont disponibles dans les showrooms du monde entier. Mais le défi de Darwin à Adélaïde demeure, se positionnant comme un banc d’essai pour l’innovation et un terrain de formation pour les travailleurs technologiques du futur », expliquent les organisateurs. « Le but de ce défi a toujours été de mettre sur le marché la mobilité durable », affirme de son côté Chris Selwood, directeur de l’événement.

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