Alors que les opérations d’ACC sont aujourd’hui vivement menacées par le projet de décret de la DGEC sur la suppression des clés de répartition dites « ex-post », on apprenait hier que le Conseil d’État avait annulé le rescrit fiscal rejetant l’exonération d’accise dans le cadre de l’autoconsommation collective pour une centrale de moins d’un MW. Rappel des faits.
En février 2025, la loi de finances prévoyait que les centrales fonctionnant en autoconsommation collective, dont la puissance était inférieure à 1 MW, devaient bénéficier du tarif spécial de l’accise à 0 euro, au même titre que l’autoconsommation individuelle depuis des années. Seulement trois mois plus tard, l’administration fiscale remettait en question cette mesure législative, en introduisant comme critère d’application une connexion physique entre production et consommation.
Suite au recours en annulation déposé en juillet 2025 devant le Conseil d’État par plusieurs opérateurs privés, dont Enogrid, SeeYouSun, Valeco, Opale Energies Engagées et Amarenco, la plus haute juridiction administrative française a statué, annulant, pour excès de pouvoir, le rescrit de Bercy dans un arrêt en date du 30 mars.
Si rien ne change pour les producteurs qui continuaient d’appliquer un tarif nul d’accise sur leurs factures, ceux qui appliquaient l’accise dans ce flou juridique doivent rembourser le trop perçu aux consommateurs. Si la taxe a déjà été reversée à l’État par le producteur, ce dernier doit entreprendre un recours pour demander sa restitution.
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