Opérateur énergétique de Monaco depuis plus de 135 ans, le groupe SMEG (Société Monégasque de l’Électricité et du Gaz) poursuit l’objectif fixé par la Principauté : produire l’équivalent de la consommation électrique de Monaco en énergies renouvelables, principalement solaire et éolien.
« Pour cela, nous avons commencé par promouvoir l’énergie photovoltaïque et éolienne à Monaco, avec une intégration des panneaux dans le paysage urbain. Nous avons aujourd’hui 2 MWc installés en toiture, sur des installations allant de 50 kWc à 350 kWc », relate Olivier Marchand, son directeur EnR, lors d’un entretien avec pv magazine France.

Image : SMEG
Compte tenu de la taille réduite de son territoire, le groupe, détenu majoritairement par Engie à 65 %, le gouvernement monégasque à 20 % et EDF à hauteur de 15 %, a étendu sa stratégie depuis 2017-2018 à l’acquisition de centrales photovoltaïques et renouvelables en France. Il y exploite aujourd’hui 16 parcs solaires et trois parcs éoliens, pour une capacité totale de 115 MW de solaire et 55 MW d’éolien. Ce déploiement a été récemment soutenu par un refinancement de 21 millions d’euros portant sur trois actifs, via la structure MER. « Nous sommes à la moitié de notre feuille de route », poursuit Olivier Marchand.
Dans un premier temps, pour lancer la dynamique, le groupe s’est focalisé sur l’acquisition de projets en exploitation. Cette stratégie se poursuit pour l’éolien, compte-tenu des délais de développement très longs. L’accent est donc mis sur l’acquisition de projets en service ou prêts à construire.
Dans le photovoltaïque toutefois, le groupe préfère depuis quelques années s’appuyer sur son équipe d’une vingtaine de personnes dédiée au développement greenfield. Les premiers projets commencent à voir le jour. Un exemple récent est la mise en service du projet de Mâcon, une ancienne décharge municipale. Lauréat d’un appel à projets en 2021 dans le cadre de la CRE, le site a été mis en service en 2026 pour une puissance de 6 MWc.
« La particularité de cette centrale est d’être divisée en deux : 5 MWc issus de l’appel d’offres de la CRE et 1 MWc supplémentaire développé pour la communauté locale en autoconsommation collective (ACC) », précise-t-il. L’électricité produite est autoconsommée à 100 %, au bénéfice d’une cinquantaine de particuliers et d’une dizaine de PME et artisans situés dans un rayon de 2 km autour du site, incluant notamment un centre hospitalier et plusieurs bâtiments municipaux. Dans le cadre de cette ACC, le tarif de l’électricité est inférieur d’environ 10 % au tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE).

Image : SMEG
Deux autres projets ont été récemment lauréats des appels d’offres CRE 2025 : un projet solaire flottant de 15 MWc dans l’Aube et un projet de 5 MWc sur une ancienne carrière dans la Drôme, tous deux situés sur des sites fortement dégradés.
Pour poursuivre son développement, le groupe, qui compte environ 550 collaborateurs, passe aussi par des apporteurs d’affaires afin d’identifier et sécuriser des terrains propices au développement de projets photovoltaïques et agrivoltaïques partout en France, notamment des parcs arrivant en fin de contrats d’obligation d’achat (EDF OA).
« Nous étudions différents mécanismes, assure Olivier Marchand. L’ACC nécessite une forte densité de consommateurs et ne s’applique par exemple pas très bien à l’agrivoltaïsme. Les PPA quant à eux peuvent être une bonne option entre des sites en France et des consommateurs à Monaco. Mais les PPA sont aujourd’hui difficiles en raison de la forte volatilité des prix, qui tire les niveaux vers le bas. Nous suivons cela avec attention ».

Enfin, la société s’intéresse aux solutions de stockage. « Tous nos prochains sites intègrent cette réflexion, notamment en anticipation des futurs appels d’offres de la CRE, qui pourraient inclure des mécanismes de stockage », conclut le directeur.
Au-delà du photovoltaïque, la SMEG est présente sur l’ensemble de la chaîne énergétique à Monaco, de la production à la mobilité électrique, en passant par les réseaux de chaleur et de froid urbains, la production renouvelable et l’efficacité énergétique.
À Monaco, le groupe gère notamment des réseaux combinant valorisation des déchets et énergie marine, ainsi qu’un parc photovoltaïque en toiture d’environ 2,5 MWc. Il exploite également plus de 2 000 points de recharge sur 2 km², faisant de la Principauté l’un des territoires les plus denses en infrastructures de recharge au monde.
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