Dans le cadre de son plan d’investissements 2023-2026, l’entreprise de menuiserie AMCC a entrepris, sur son site de production de Châteauroux, la construction d’un nouveau bâtiment de 4 500 mètres carrés, destiné à abriter une quatrième ligne d’assemblage, ainsi qu’un atelier dédié à la fabrication de sa gamme de fenêtres mixtes Alya.
Dans un souci d’éco-responsabilité, la toiture bac acier isolant de l’immeuble flambant neuf a été équipée de panneaux photovoltaïques sur une surface de 1 970 mètres carrés. Au total, ce sont 886 modules de 380 W (monoPERC, biverre, bi-facial), du fabricant allemand Solarwatt, qui ont été installés. Réputés pour leur grande robustesse, notamment leur résistance à la grêle, les panneaux sont reliés à des onduleurs SMA et fixés à la toiture grâce au système Joriside (Joris Ide), soumis à certification ETN (Étude de technique nouvelle) et ATec (Avis technique).
Pour la construction de sa centrale photovoltaïque en toiture, d’une puissance de 330 kWc, AMCC a fait appel à l’entreprise locale Berry Watts, saluée par Stéphane Delort, directeur de l’usine de Châteauroux, pour son professionnalisme.
« Tout s’est très bien passé. Nous avons bénéficié d’un accompagnement tout au long du processus. Berry Watt a pris en charge les démarches administratives auprès de la mairie et d’Enedis, réalisé les études et la pose, géré la contractualisation et s’occupera de la maintenance de la centrale. Ses équipes sont très compétentes, avec des poseurs intégrés et du matériel de bonne facture », avoue-t-il à pv magazine France.
Démarrée début avril 2025, « la production énergétique de l’installation permet de couvrir 50 à 90 % des besoins annuels en électricité du site et jusqu’à 80 % en journée, selon les saisons », souligne Stéphane Delort.
380 000 euros d’investissement
L’usine étant à l’arrêt les week-end et jours fériés printaniers, ainsi qu’une grande partie du mois d’août, AMCC n’a pas la capacité de consommer l’intégralité de sa production. Plutôt que d’opter pour un modèle en autoconsommation avec revente du surplus, son choix s’est porté sur une vente totale de l’énergie produite par son installation, qui est alors injectée sur le réseau et rémunérée, à 12 centimes d’euro du kWh, par le contrat d’achat.
« En revanche, nous avons signé avec Enedis ce qu’on appelle un contrat d’autoconsommation collective, qui nous permet de reprendre une partie de ce que la centrale produit, au moment où l’entreprise en a besoin, Enedis ne rachetant alors que le différentiel. Dans ce cadre, la production de notre installation photovoltaïque pourrait, d’ailleurs, très bien bénéficier à nos voisins entrepreneurs qui ne sont pas solarisés », précise le directeur de l’usine. « Mais il est sûr qu’en achetant notre électricité entre 7 et 10 cts d’euro le kWh et en la revendant à 12 cts, on joue dans une cour très intéressante, économiquement parlant », reconnaît Stéphane Delort.
« Sur la base d’un investissement initial de 380 000 euros, et après douze mois de fonctionnement de la centrale, nous sommes autour de 40 000 euros d’électricité vendue par an, ce qui correspond à un amortissement de 6 à 7 ans », rajoute-t-il.
Fructueuse, l’expérience pourrait inciter AMCC à solariser une deuxième partie du bâtiment, en couplant, pourquoi pas, l’installation photovoltaïque à un système de stockage. « Sans être d’actualité, ce projet est à l’étude. Stocker 3-4 heures de production suffirait à gommer les pics de consommation, surtout tôt le matin, au moment du démarrage des machines. C’est une solution intelligente, qui pourrait nous rendre autonomes sur le plan énergétique », conclut le directeur de l’usine.
Ce contenu est protégé par un copyright et vous ne pouvez pas le réutiliser sans permission. Si vous souhaitez collaborer avec nous et réutiliser notre contenu, merci de contacter notre équipe éditoriale à l’adresse suivante: editors@pv-magazine.com.






En transmettant ce formulaire vous acceptez que pv magazine utilise vos données dans le but de publier votre commentaire.
Vos données personnelles seront uniquement divulguées ou transmises à des tierces parties dans une optique de filtre anti-spams ou si elles s’avèrent nécessaires à la maintenance technique du site web. Un transfert de vos données à des tierces parties pour toute autre raison ne pourra se faire que s’il est justifié par la législation relative à la protection des données, ou dans le cas où pv magazine y est légalement obligé.
Vous pouvez révoquer ce consentement à tout moment avec effet futur, auquel cas vos données personnelles seront immédiatement supprimées. Dans le cas contraire, vos données seront supprimées une fois que pv magazine aura traité votre requête ou lorsque le but du stockage des données est atteint.
Pour de plus amples informations sur la confidentialité des données, veuillez consulter notre Politique de Protection des Données.