Pour les quelques 1500 collectivités et régies publiques représentées par la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), les mesures discutées actuellement et qui visent les petites installations solaires transforment la décentralisation énergétique en risque financier et opérationnel. Concrètement, la baisse potentielle des tarifs du S21 réduirait encore les revenus des projets, tandis que la réforme sur la gestion des boucles d’autoconsommation collective (ACC) empêcherait, à terme, les collectivités d’optimiser leurs modèles économiques.
Si la FNCCR a réussi à faire adopter ses amendements par le Conseil Supérieur de l’Energie (CSE) le 16 avril dernier, elle tient à ce que l’État (via la DGEC), intègre ces changements pour préserver la viabilité des projets territoriaux. Et le conflit de fond persiste : la recentralisation réglementaire menace directement la rentabilité des régies.
En imposant des mesures nationales, allant à l’encontre des acteurs en dehors de Paris, l’État tend à réduire la marge de manœuvre des communes rurales et des métropoles qui gèrent leurs propres réseaux. La FNCCR rappelle que ces modèles locaux, portés par des élus de tous bords, sont essentiels pour l’acceptabilité sociale et la souveraineté énergétique. Et que sans stabilité du cadre réglementaire, les investissements déjà engagés par les collectivités et leurs partenaires sont compromis.
« À l’heure où la décentralisation énergétique devient un levier clé de souveraineté et d’acceptabilité, il est indispensable de renforcer la concertation avec les acteurs de terrain, assurer la stabilité et la lisibilité du cadre réglementaire et soutenir les modèles locaux innovants plutôt que les contraindre », explique la fédération dans une publication.
Elle demande au gouvernement d’entendre l’avis du CSE et, pour ce faire, de poursuivre les échanges avec la DGEC sur les deux textes, « qui ne doivent pas entraver une dynamique territoriale clé pour l’atteinte de nos objectifs climatiques ».
Ce contenu est protégé par un copyright et vous ne pouvez pas le réutiliser sans permission. Si vous souhaitez collaborer avec nous et réutiliser notre contenu, merci de contacter notre équipe éditoriale à l’adresse suivante: editors@pv-magazine.com.






En transmettant ce formulaire vous acceptez que pv magazine utilise vos données dans le but de publier votre commentaire.
Vos données personnelles seront uniquement divulguées ou transmises à des tierces parties dans une optique de filtre anti-spams ou si elles s’avèrent nécessaires à la maintenance technique du site web. Un transfert de vos données à des tierces parties pour toute autre raison ne pourra se faire que s’il est justifié par la législation relative à la protection des données, ou dans le cas où pv magazine y est légalement obligé.
Vous pouvez révoquer ce consentement à tout moment avec effet futur, auquel cas vos données personnelles seront immédiatement supprimées. Dans le cas contraire, vos données seront supprimées une fois que pv magazine aura traité votre requête ou lorsque le but du stockage des données est atteint.
Pour de plus amples informations sur la confidentialité des données, veuillez consulter notre Politique de Protection des Données.