La Caisse de dépôt et placement du Québec investit à nouveau dans l’énergie solaire

Share

Le deuxième plus grand fonds de pension du Canada, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), et le développeur solaire britannique Lightsource BP, détenu majoritairement par la société pétrolière britannique British Petroleum (BP), ont annoncé un investissement conjoint de 150 millions de livres sterling dans un portefeuille de centrales solaires appartenant à Lightsource.

Les fonds, a déclaré CDPQ, seront initialement utilisés pour financer un portefeuille de plus de 100 actifs d’énergie solaire répartis dans plusieurs pays et d’une puissance totale d’environ 700 MW, tout en ajoutant qu’il pourrait investir ultérieurement dans le pipeline de Lightsource BP.

« Cette transaction cadre parfaitement avec la volonté de la CDPQ de participer à la transition énergétique, principalement en investissant dans des actifs à faible émission de carbone, car nous venons d’augmenter notre objectif d’investissement pour ces actifs d’ici 2020», a déclaré le vice-président exécutif du fonds, Marc Cormier.

Également connu sous le nom de la Caisse, le fonds de pension basé au Québec a annoncé qu’il avait acquis une participation de 20 % dans le groupe solaire indien Azure Power pour 75 millions de dollars en janvier 2017. Il a également accepté de financer l’installateur américain Sunrun à hauteur de 40 millions de dollars. Quelques mois plus tôt, l’entreprise avait fourni 83 millions de dollars à Potentia Renewables, spécialiste canadien de l’énergie solaire sur les toits.

En mai dernier, la CDPQ a également acquis une participation majoritaire dans Invenergy Renewables, basée aux États-Unis. Plus tard en octobre, elle a également augmenté sa participation dans Azure Power à 40 % grâce à une contribution de 100 millions de dollars américains à la récente levée de fonds de la société.

À la fin du mois de mars de cette année, la Caisse avait annoncé que son objectif de gestion des actifs à faible émission de carbone pour 2020 était passé de 26 à 32 milliards de dollars, opération que la société a décrite dans le cadre de sa stratégie visant à lutter contre les changements climatiques et à saisir les opportunités de la transition vers une économie faible en carbone.