Des chercheurs du Royaume-Uni cherchent à utiliser des cellules solaires à pérovskite pour la production d’hydrogène

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Des scientifiques de l’université de Bath au Royaume-Uni prévoient d’utiliser des cellules solaires à base de pérovskite pour générer de l’hydrogène.

Dans l’étude Graphite-protected CsPbBr3 perovskite photoanodes functionalised with water oxidation catalyst for oxygen evolution in water, publiée dans la revue Nature Communications, l’équipe de recherche affirme avoir développé une cellule imperméable qui, sous l’eau, peut séparant l’hydrogène et l’oxygène par électrolyse. Les chercheurs tentent désormais de résoudre le problème de l’instabilité de la pérovskite sous l’eau en appliquant un revêtement de graphite sur la couche de matériau.

« Les cellules avec revêtement ont fonctionné sous l’eau pendant 30 heures, soit 10 heures de plus que le record précédent », ont écrit les scientifiques, expliquant que l’ajout de la colle utilisée pour le revêtement des cellules commençait à ne plus être efficace au bout de 30 heures.

Les chercheurs pensent qu’une colle plus forte pourrait aider la cellule à se stabiliser plus longtemps. « Nous avons atteint un record de 30 heures dans un électrolyte aqueux avec une illumination solaire simulée constante, avec des courants supérieurs à 2 mA cm-2 (milliampères par cm-2) à 1,23 VRHE », ont-ils ajouté.

Au lieu de l’indium, qui coûte très cher, les scientifiques ont utilisé du graphite beaucoup moins cher et plus durable pour revêtir la cellule de pérovskite destinées à l’électrolyse.

Les chercheurs tentent également de faire monter la tension électrique produite par la cellule de pérovskite pour que l’électrolyse puisse être effectuée sans utiliser d’autre source d’énergie. « Pour résoudre ce problème, l’équipe ajoute des catalyseurs afin de réduire la demande d’énergie permettant de provoquer cette réaction », indique le rapport.