Toulouse envisage d’alimenter son téléphérique à l’énergie solaire

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Le réseau de transport de la ville de Toulouse envisage d’alimenter un nouveau téléphérique urbain à l’énergie solaire. Son président, Francis Grass, président de Tisséo Ingénierie, souligne la pertinence de ce choix en citant la centrale photovoltaïque locale de l’Oncopole.

« Cette centrale produira 21 gigawatt heures par an alors que le téléphérique n’en consommera que 7,8 », a précisé Francis Grass à pv magazine « ce qui en fera le premier téléphérique à énergie solaire ».

Lauréate d’un appel à projets publique, la métropole toulousaine a commandité UrbaSolar en 2018 pour développer cette centrale de 15 MW sur 19 hectares de terrains fortement pollués entre le site de l’Oncopole de Toulouse et l’ancien complexe industriel d’AZF.

Orienté plein sud

UrbaSolar développera l’installation photovoltaïque de l’Oncopole et son chantier pour 16 millions d’euros. Le coût du projet sera couvert par la vente de son électricité. Aucun accord n’est encore conclu avec Tisséo, mais cette énergie pourrait être en partie exploitée pour alimenter le futur téléphérique.

Le téléphérique, nommé Téléo, est en construction depuis le 5 juillet 2019 et son entrée en service est prévue pour fin 2020. Il transportera 8000 passagers chaque jour entre l’Oncopole, le centre hospitalier universitaire de Rangueil et l’université Paul-Sabatier. Ses utilisateurs survoleront une colline et la Garonne. Selon Tisséo, ce mode de transport réduira les temps de trajets à 10 minutes (par rapport à 30 minutes en voiture).

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a expliqué à ladepeche.fr que Téléo sera le plus long téléphérique de France et béneficiera d’un système d’alimentation unique en son genre. « Je poserai en août la première pierre de la centrale photovoltaïque sur ce site de l’Oncopole, a-t-il annoncé, ce sera la plus vaste de toutes les métropoles françaises ».