Des chercheurs néerlandais proposent une nouvelle approche pour mesurer le potentiel solaire des zones urbaines

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Une équipe de recherche à l’Université de technologie de Delft au Pays-Bas affirme avoir mis au point un nouveau système permettant d’évaluer le potentiel du photovoltaïque en toiture dans les zones urbaines. Celui-ci offrirait un degré de précision supérieur et des calculs réduits par rapport aux approches traditionnelles basées sur l’irradiation.

Dans l’étude «A new approach for the fast estimation of the solar energy potential in urban environments», publiée dans la revue scientifique Nature, les chercheurs ont décrit une nouvelle méthode comme un outil efficace pour aider les urbanistes et les architectes à mieux intégrer le photovoltaïque dans la conception des bâtiments.

Son approche repose sur deux paramètres modélisés sur le profil d’horizon : le facteur de vue du ciel, qui est la relation en un point de l’espace entre le ciel visible et un hémisphère centré à un endroit donné, et constitue un indicateur spatial urbain utile pour l’évaluation du rayonnement et de la température ambiante; et le facteur de couverture solaire, qui détermine l’irradiation de la lumière directe du soleil. «Ces deux paramètres peuvent être obtenus facilement et rapidement à partir du profil d’horizon», ont écrit les auteurs de l’étude.

Un modèle qui peut être utilisé dans n’importe quel climat

Selon les chercheurs, l’erreur d’estimation du modèle est inférieure à 10% et le système réduit considérablement la puissance de calcul nécessaire pour déterminer la performance des systèmes photovoltaïques dans des environnements urbains complexes.

Selon les chercheurs, le modèle s’applique à toutes les latitudes grâce à l’incorporation de cinq coefficients qui dépendent du climat local. « Ces coefficients sont utilisés pour prédire l’irradiation et les performances de systèmes photovoltaïques installés dans des climats similaires », ont-ils déclaré.

Les chercheurs affirment que les modèles de simulation actuels ne prennent pas en compte le risque potentiel d’ombrage et affirment que leur approche a déjà été intégrée à un logiciel permettant de calculer avec précision l’efficacité énergétique des systèmes photovoltaïques en tout lieu.