Snam et Sirea s’associent pour proposer des armoires d’autoconsommation à base de batteries recyclées

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Il ne s’agit pas de la première collaboration entre Snam (Société nouvelle d’affinage des métaux) et Sirea : les deux sociétés avaient par exemple déjà travaillé ensemble sur le projet d’autoconsommation du magasin Gémo à Trignac, en Loire-Atlantique, pour lequel Snam avait fourni 40 kWh de batteries de seconde vie et Sirea s’était occupé du pilotage.

Le partenariat officialisé lors du Forum Energaïa permettra à Sirea d’intégrer dans son armoire d’autoconsommation des batteries Phenix produites à partir de composants recyclés, « pour un rapport qualité-prix unique à ce jour », précise la société.

À destination des zones non connectées au réseau ou peu desservies, l’armoire d’autoconsommation de Sirea se base sur une production d’énergie hybride, les énergies étant conventionnelles ou renouvelables. Dans le cadre de projets solaires, Sirea a déjà fabriqué et vendu plus de 300 armoires au cours des trois dernières années, à la fois pour des installations PV raccordées au réseau ou off-grid, précise Sirea à pv magazine.

« Nous prévoyons aussi de collaborer sur des projets sur-mesure, mais le grand intérêt de ce partenariat réside dans l’offre d’une solution d’autoconsommation standard (notre gamme AEA) avec stockage sur batteries de seconde vie (Snam) », déclare David Grand, le chargé de communication de Sirea. « Jusqu’à présent nous utilisions des batteries lithium classiques de 2,4 kWh, désormais nos armoires vont être équipées de batteries de seconde vie Snam d’une capacité de 3 kWh chacune. »

« Se rapprocher d’une entreprise voisine telle que Snam, dont l’usine de production de batteries est située à Viviez en Aveyron, illustre parfaitement nos valeurs de proximité et de co-développement de projet, et permet de proposer sur le marché français des alternatives davantage en accord avec les attentes liées au développement durable et l’efficience énergétique des usagers », ajoute la société.

Snam a établi un programme d’investissement de 28 millions d’euros pour les cinq prochaines années, son objectif étant de créer une usine de fabrication de batteries Phénix, issues à 80 % de composants recyclés, provenant des constructeurs automobiles européens dont Peugeot et Toyota qui fabriquent en France mais aussi Volkswagen. Démarrant à un millier de batteries la première année, une multiplication par cinq de la production est prévue chaque année.