Qui sont les acteurs du stockage de l’énergie ?

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Sur leur blog Energystream, les consultants Énergie de Wavestone ont publié un « Radar 2020 » des acteurs du stockage de l’énergie électrique, classant les acteurs du secteur selon les technologies utilisées et les cas d’usages : intégration des EnR, autoconsommation collective ou individuelle, gestion du réseau et mobilité. De cet aperçu, non exhaustif, se dégagent quelques tendances.

La technologie dominante est la technologie lithium-ion. « Elle est désormais pleinement maitrisée par les grands groupes, qui la fabriquent (Total avec Saft, Bolloré avec BlueSolutions …) ou l’intègrent à leurs solutions (EDF, Engie …). Les nouveaux entrants se focalisent eux plutôt sur d’autres technologies de batterie : Lithium-Zinc, Sodium, Redox-Flow… avec parfois des rachats à la clé », soulignent-ils.

Dans ce domaine, le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a réaffirmé hier que l’Alliance européenne des batteries (EBA) était sur la bonne voie dans le développement d’une filière créatrice d’emplois et de croissance en Europe, tout en favorisant la transition verte et numérique. Cette alliance lancée en 2017 a pour objectif de favoriser une filière de batteries ion-lithium dans l’Union européenne. La Banque européenne d’investissement (BEI) a en outre annoncé qu’elle soutiendra les projets liés aux batteries à l’aide d’un financement supérieur à un milliard d’euros pour l’année 2020, soit l’équivalent de ses investissements au cours de la dernière décennie. « Selon EIT-InnoEnergy, un plan d’accélération proposé par l’industrie devrait permettre de créer jusqu’à un million d’emplois dans un écosystème européen de batteries d’une valeur de 210 milliards d’euros d’ici 2022 », a souligné Maroš Šefčovič.

Concernant la technologie liée à l’hydrogène (McPhy, Symbio, Mahytec, Ergosup, Air Liquide, Sylfen…), si elle émerge dans le secteur de la mobilité, elle n’est que rarement utilisée dans d’autres usages, soulignent les consultants de Wavestone. « Les conversions de vecteurs énergétiques type Power-to-Gas et Gas-to-Power peinent encore à convaincre », expliquent-ils.

Dans le domaine des technologies alternatives, l’équation économique étant trop défavorable au regard de l’amélioration constante des technologies de batteries, ces solutions n’ont pas encore dépassé le stade de l’expérimentation, expliquent-ils.