Proparco investit 9,5 millions d’euros dans Sun King via des obligations vertes

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Le fournisseur de kits solaires Sun King continue de récolter des fonds auprès des investisseurs pour déployer ses kits solaires dans les pays sous-électrifiés. Anciennement connu sous le nom de Greenlight Planet, le groupe américain a cette fois séduit Proparco, la filiale de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé.

Le fonds d’investissement a livré 10 millions de dollars (9,5 millions d’euros) sous la forme d’obligations vertes qui seront rétrocédées à Sun King pour lui permettre de « soutenir son activité de fourniture d’accès à l’énergie aux clients hors réseau sur les marchés africains mal desservis ». Le communiqué relatif à l’opération ne précise toutefois pas dans quel cadre ou pays seront réellement investit les fonds mobilisés. C’est la société suisse Symbiotics Investments qui a arrangé l’obligation verte via sa plateforme dédiée.

Les obligations vertes ont affichées une forte croissance au cours des dernières années, bien qu’elles aient affiché un léger recul en 2022. Leur principe repose sur le financement de projets verts dans le cadre du développement durable des économies. Pour les sociétés ou les institutions émettrices, ces produits financiers permettent d’accéder au financement sans passer par le cadre classique de l’emprunt bancaire. Pour des marchés qui ne génèrent pas la confiance de ces institutions, l’obligation verte est donc l’opportunité de se doter de fond directement sur les marchés financiers, là où le capital cherche à être investit. Pour les souscripteurs, des fonds d’investissements ou des sociétés de gestion, c’est l’occasion d’investir dans le « vert » : si ce n’est pas encore exigé légalement, c’est un positionnement déjà adopté par la plupart des grandes industries, même les plus polluantes.

Mais la plupart de ces investissements en obligations vertes ne reposent que des lignes directrices d’application volontaire (et non obligatoire) qui préconisent (plutôt qu’exigent) la transparence et la publication d’informations. L’évaluation de l’impact de l’investissement ne prend en compte, en général, que les impacts environnementaux potentiels avant l’émission des obligations, au lieu d’évaluer les bénéfices environnementaux effectifs des projets pendant la durée de vie du titre.

Par ailleurs, et comme le précise le gouvernement français sur le site du ministère de la transition énergétique : « Si elles sont définies dans leur principe, aucun standard précis ne caractérise la dimension environnementale des projets financés. Les enjeux actuels portent donc notamment sur la qualification verte des projets et sur le renforcement du reporting ». Les titres ont toutefois un autre impératif, celui de « contribuer à l’intégrité du marché des obligations vertes en précisant les modalités d’émission de ces obligations », comme l’expose l’International Capital Market Association (ICMA) dans un rapport qui présente les bonnes pratiques à adopter, baptisées les Green Bonds Principles.

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