Avec son unité pilote “Carbon one”, la gigafactory Carbon veut produire 500 MW de panneaux solaires dès 2025

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La future gigafactory de production de wafers, cellules et modules photovoltaïques Carbon a dévoilé la première étape de son projet industriel, à savoir la création d’une unité pilote d’assemblage de modules photovoltaïques, baptisée “Carbon one”. Celle-ci aura une capacité de production de 500 MW, soit environ un million de panneaux solaires par an, et devrait être opérationnelle dès l’automne 2025.

Carbon one réalisera l’assemblage de panneaux à partir de cellules sourcées en Europe ou hors d’Europe. « La sélection de notre ou de nos fournisseurs sera finalisée courant 2025 et nous permettra de vendre des modules TOPCon Premium répondant au maximum aux critères de l’Induscore développé par le ministère français de l’économie », a précisé Etienne Roche, directeur engagement et influence de Carbon, interrogé à ce sujet par pv magazine France. Cet Induscore, à l’image du Nutriscore dans l’agroalimentaire, notera les modules photovoltaïques de A à E en fonction du nombre d’étapes de fabrication réalisées en Europe.

Une usine test à plus d’un titre

Sa localisation, sur un terrain existant d’environ 5 000 m2, devrait quant à elle être précisée cet été. Avec la mise en service de Carbon one, qui comptera 200 employés, Carbon veut ainsi mettre un coup d’accélérateur à son projet, dont le permis de construire a été déposé début avril. Sur un site de 45 hectares sur le Grand port maritime de Marseille à Fos-sur-Mer, Carbon prévoit en effet la construction d’un site intégré verticalement qui produira 5 GW de lingots et wafers, 5 GW de cellules et 3,5 GW de panneaux photovoltaïques à partir de fin 2026.

Avant cette échéance, Carbon one lui permettra donc de tester, d’éprouver et d’optimiser ses procédés de production (automatisation, robotisation, digitalisation…). L’unité pilote visera également à débuter la constitution de tout son écosystème, avec la concrétisation de partenariats long terme avec les fournisseurs (matières premières et équipements) et les instituts de R&D. Enfin, au niveau commercial, Carbon one veut profiter dès l’année prochaine – soit un an avant la sortie de terre de la gigafactory – des mesures régulatoires en cours d’adoption en faveur de l’industrie photovoltaïque comme le NZIA (Net-Zero Industry Act) en Europe ou le Pacte solaire en France.

Une fois la gigafactory de Carbon en service, l’usine Carbon one perdurera en tant que ligne d’assemblage de panneaux à partir de 500 MW de cellules produites par Carbon. Si sa direction ne dévoile pas le prix auquel seront vendus les modules solaires, elle indique que l’ambition est qu’ils soient « compétitifs et accessibles », d’autant qu’elle espère une baisse à moyen terme de ceux de la concurrence chinoise. « Les prix actuellement très bas ne sont pas soutenables dans le temps, ni pour les acteurs européens, ni même pour les Tier 1 chinois », observe Etienne Roche.

Le montant total de l’investissement pour la construction et la mise en service de la méga-usine de Carbon est de 1,7 milliard d’euros, dont 40 millions d’euros seront réservés pour Carbon one. Environ 50 % de l’enveloppe sera financée par de la dette, environ 25 % par des subventions nationales et européennes et enfin le dernier quart sur fonds propres.

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