L’ONG Électriciens sans frontières primée pour son action d’électrification solaire

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Récompensant les solutions de développement durable innovatrices, les projets lauréat du prix Zayed ont, jusqu’à présent, amélioré les conditions de vie de près de 318 millions de personnes, déclare le comité d’organisation du prix. Créé en 2008 par le prince héritier d’Abou Dhabi et dans un premier temps dédié uniquement à l’énergie, le prix (alors appelé Zayed Future Energy Prize) a évolué l’année dernière vers la notion plus globale de développement durable.

Hier, à l’occasion du démarrage de la Abu Dhabi Sustainability Week (la Semaine du développement durable d’Abou Dhabi) ont été dévoilés les dix lauréats de la douzième édition du Prix Zayed – dont le montant total des récompenses s’élève à 3 millions de dollars US.

Dans la catégorie “Énergie”, c’est l’ONG Électriciens sans frontière (ESF) qui s’est vu décerner le prix. C’est notamment son action dans les camps de réfugiés Rohingyas au Bangladesh qui a été distinguée : pour répondre à une situation d’urgence sanitaire et sociale, ESF, sollicitée par l’ONG Friendship et en partenariat avec Schneider Electric, y a notamment organisé un programme de formation à l’électricité renouvelable.

Les compétences nécessaires à l’entretien et à la réparation des équipements d’éclairage défectueux n’étant pas maîtrisées, une forte insécurité régnait le soir notamment pour les femmes et les enfants. Au cours du programme, une vingtaine d’apprentis Rohingyas et Bangladais ont appris à installer du matériel d’éclairage ou d’alimentation en énergie, et à assurer leur maintenance.  « Cette formation constitue une opportunité pour les apprentis d’acquérir des compétences dans le domaine des énergies renouvelables, mais aussi d’améliorer leur autonomie : les apprentis ont été formés aux bases de l’entrepreneuriat pour pouvoir lancer leur propre activité », précise ESF.

« À ce jour, leur approche novatrice a eu un impact sur 8 000 vies à Cox’s Bazar, au Bangladesh, le plus grand camp de réfugiés du monde, qui ont bénéficié d’un éclairage sûr et durable, ce qui a permis de réduire la criminalité, ainsi que d’espaces pour reconstruire leur vie sociale et communautaire », précise le site du Prix Zayed. L’approche choisie par ESF dans le cadre de ce projet pourrait être dupliquée dans d’autres camps de réfugiés, partout où la lumière doit être maintenue durablement, conclut ESF.

Crée en 1986, ESF lutte non seulement contre les inégalités d’accès à l’électricité, mais également à l’eau. L’ONG est soutenue par 1300 bénévoles et des acteurs locaux. « Sur l’ensemble de ses opérations mondiales, 50 000 personnes dans 38 pays ont bénéficié de 129 projets en cours, offrant à plus d’un million de bénéficiaires un meilleur accès à l’électricité et à l’eau », ajoutent encore les organisateurs du Prix Zayed.