Impact du Covid-19 : Lendosphere témoigne

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Laure Verhaeghe, la co-fondatrice et directrice Communication de Lendosphere a répondu aux questions de pv magazine concernant l’impact du virus et du confinement sur son activité.

« Lendosphere s’est adaptée à la situation de confinement sans impact sur son activité, étant par nature une plateforme numérique. Nos outils et nos services peuvent être assurés en télétravail par nos équipes, ce qui a été réalisé dès le 16 mars. Nous sommes restés donc pleinement opérationnels et continuons de gérer la préparation des collectes, leur mise en ligne et leur suivi (remboursement, fiscalité, etc.), ainsi que le service client par email et téléphone.

Les inscriptions et les participations aux collectes en cours ont connu un très net ralentissement lors de la première semaine du confinement, et reprennent progressivement un rythme normal. Nous avons par exemple lancé une collecte – prévue de longue date – qui enregistre plus de 130.000€ investis par 150 personnes ces derniers jours.

Quel impact ont le virus et le confinement sur les projets mis en ligne ?

L’impact principal est celui du report des collectes prévues en mars et en avril. Le confinement a pour conséquences directes l’arrêt des chantiers, le report des enquêtes publiques, le décalage des études et des closing, etc. Ainsi, il n’est plus pertinent pour un projet éolien d’associer les riverains au financement de ses études tant que le porteur de projet n’aura pas retrouvé de visibilité sur le calendrier de développement. De même pour le financement d’un projet solaire lauréat des appels d’offres, dont la construction est retardée : le lancement de la collecte doit être adapté.

Nous accompagnons donc nos partenaires dans cette période inédite, afin de faciliter le report des collectes et de préparer leur lancement dès que le confinement sera levé.

Quelles mesures avez-vous prises ?

Nous avons informé les investisseurs des impacts éventuels sur les projets qu’ils ont financés (retard de chantier principalement), mais avons la chance de ne pas avoir à gérer de retards ou de défauts de paiement dus à la cessation brutale de l’activité économique en France, ce qui n’est pas le cas des plateformes généralistes de financement participatif. Nous diffusons les messages de nos partenaires développeurs auprès des investisseurs : ces messages sont dans leur ensemble rassurants sur leur capacité à honorer leurs échéances dans les semaines et mois à venir.

Enfin, comment préparez-vous la reprise ?

Nous travaillons avec nos partenaires pour lancer les collectes qui auront pris du retard dès que la situation le permettra. Nous pensons que les énergies renouvelables – en tant que solution évidente aux problèmes mis en exergue par la crise actuelle : production locale, renouvelable, maîtrisée et résiliente – sortiront renforcées et qu’elles apparaîtront comme des valeurs refuges pour un nombre croissant d’investisseurs. Les EnR représentent déjà le 2ème secteur, en volume, sur le marché français du financement participatif, avec 92 millions d’euros en 2019, dont plus de 25% levés via Lendosphere. Nous anticipons une attention et un intérêt croissants pour le secteur des EnR de la part des épargnants français, ce en quoi nous croyons depuis les débuts de Lendosphere !

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