Protéger les systèmes PV en toiture contre les risques d’incendie

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L’Organisation néerlandaise pour la recherche scientifique appliquée (TNO) et l’Institut néerlandais pour la sécurité ont publié un guide pour aider les propriétaires, ou les entreprises, exploitant un système photovoltaïque sur toiture, ou désireux d’en installer un, à prendre conscience des risques d’incendie liés à la production d’énergie solaire.

Le guide fournit également aux pompiers des outils pour agir rapidement et en toute sécurité en cas d’incident et définit les causes d’incendie les plus courantes, telles qu’une mauvaise conception du système, une installation inadéquate, les animaux qui rongent les fils, les dégâts causés par les tempêtes, les défauts de fabrication des produits PV, notamment les connecteurs et les boîtes de jonction, et l’accumulation de chaleur, entre autres.

Le principe de base proposé par les experts du TNO est qu’un système PV, y compris l’onduleur, doit avoir ses propres compartiments coupe-feu, dans la mesure du possible. Ces compartiments doivent être conformes aux exigences néerlandaises WBDBO, qui établissent que le feu dans un bâtiment doit être arrêté en 30, 60, 90 ou 120 minutes, selon le type de bâtiment et sa fonction. WBDBO est l’abréviation de Weerstand tegen BrandDoorslag en BrandOverslag, ce qui se traduit par « résistance à l’éclatement et à la propagation du feu ».

« Pour l’aménagement d’un toit commercial équipé de panneaux solaires, nous recommandons de travailler avec des surfaces d’un maximum de 40 par 40 mètres, soit 1 600 mètres carrés, car de cette façon, les pompiers peuvent toujours atteindre tous les panneaux solaires pendant leur fonctionnement », indiquent les experts néerlandais, ajoutant qu’un espace sûr doit être maintenu entre les compartiments du système PV, également dans les installations résidentielles. « Ce qui est également très important en cas d’incendie, c’est que les pompiers puissent trouver toutes les informations sur le système PV existant dans l’armoire à compteurs ou à l’entrée du bâtiment », expliquent-ils. Cela devrait aider les pompiers à identifier l’emplacement de l’onduleur, la présence éventuelle d’un système de stockage et d’un interrupteur de pompier.

Le guide se veut être un document de travail qui sera constamment mis à jour en fonction des ajustements de la réglementation et de la technologie.

En septembre 2018, l’agence d’entreprise néerlandaise Rijksdienst voor Ondernemend Nederland (RVO) a chargé le TNO de mener une enquête sur les accidents d’incendie impliquant des systèmes photovoltaïques en toiture rapportés par les médias néerlandais à l’époque. En avril 2019, l’institut de recherche a mis fin à son enquête et a déclaré qu’environ 70% des incendies avaient été causés par des connecteurs défectueux, et surtout par le cross-mating, qui se produit lorsque des connecteurs de différents types sont accouplés.

En décembre, Underwriters Laboratories, un organisme américain d’élaboration de normes à but non lucratif, a publié la nouvelle norme de sécurité UL 3741, qui est liée à l’évaluation des fonctions de contrôle des risques liés aux PV.

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