Même si les batteries domestiques sont de plus en plus accessibles financièrement, investir dans une solution de stockage pour maximiser son autoconsommation solaire représente un coût non négligeable. Pour une batterie de 5 kWh, par exemple, il faut compter près de 5 000 euros en moyenne, selon la marque, l’onduleur intégré et le système de gestion d’énergie connecté.
Dans ces conditions, la location de batterie solaire peut être la solution pour un particulier qui ne souhaite pas supporter l’investissement initial substantiel d’une solution de stockage. Elle lui offre, en effet, une porte d’entrée économiquement intéressante pour tester la solution sur quelques années, avant l’achat de son propre matériel.
La location de batterie peut être proposée dans le cadre d’un contrat de location de panneaux solaires – onduleurs ou micro-onduleurs compris –, qui inclut souvent la maintenance, les garanties de performance et l’assistance. De telles formules de location combinées sont notamment proposées par Otovo, Brico Solar, Energy Protect, Solarent et Savesmart, pour n’en citer que quelques-uns, ou encore Zilo Energie, start-up spécialisée dans l’abonnement d’autoconsommation solaire.
Assez répandue dans le secteur C&I, la location de la batterie, seule, est beaucoup moins courante dans le résidentiel. Spécialisée dans le conseil, l’accompagnement et l’installation de panneaux solaires pour les particuliers en France, Ensol est un des rares acteurs du marché à la proposer aujourd’hui à ses clients déjà équipés en photovoltaïque.
30 euros par mois pour une batterie de 5 kWh
« Les particuliers cherchent désormais à maximiser leur autoconsommation plutôt qu’à réinjecter leur surplus sur le réseau. Dans ce contexte, la batterie domestique s’impose comme un outil central de pilotage énergétique. En la rendant accessible via un modèle d’abonnement, nous levons le principal frein à son adoption », affirme Paul de Préville, co-fondateur d’Ensol, à pv magazine France.
Les batteries sont louées par Ensol à un prix défiant toute concurrence, avec des loyers mensuels débutant à 30 euros (batterie de 5 kWh), 45 euros (10 kWh) ou 60 euros (15 kWh), selon les modèles. Le contrat est établi sur 15 ans, avec la possibilité de sortir à tout moment par le rachat de la valeur résiduelle.
Ensol travaille principalement avec Enphase et Huawei, leaders mondiaux dans leur domaine, avec un matériel à forte capacité en termes de puissance, de garantie et de robustesse, et qui plus est compatible avec n’importe quel type d’onduleurs. « Unique, notre offre d’abonnement commence à 30 euros par mois pour la batterie 5 kWh avec Enphase et à 35 euros par mois pour le 7 kWh avec Huawei. Clairement, à ce prix-là, c’est du jamais vu ! », clame Paul de Préville.
Pour offrir un tel tarif, Ensol a, certes, négocié les prix avec ses fournisseurs et pu compter sur sa dette pour l’aider à mieux gérer ses flux financiers. Mais le secret est ailleurs, comme l’explique le cofondateur d’Ensol : « En fait, nous construisons avec nos clients une centrale électrique virtuelle, dans laquelle la batterie va générer des revenus, en rendant des services au réseau par le biais de l’effacement. Ça ne change rien pour le client en termes de confort ou d’économies d’énergie. Concrètement, l’argent que nous recevons de la part de RTE au titre de l’effacement co-finance le prix de l’abonnement. C’est ça qui nous permet de pouvoir proposer un prix aussi faible à nos clients ».
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“Pour une batterie de 5 kWh, par exemple, il faut compter entre 5 800 et 7 500 euros en moyenne”.
C’était valable il y a 2 ans, désormais, on trouve des systèmes complets très efficaces pour 2 000€ : https://zendure.fr/products/zendure-solarflow-2400-ac?variant=55167314887034
Donc, du coup la location n’a plus trop d’intérêt, surtout si ça continu de baisser !