En Norvège, un premier contrat commercial pour le site de séquestration de CO2 Northern Lights

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Le projet de séquestration de dioxyde de carbone (CO2) Northern Lights a été lancé en Norvège en 2017 par un consortium de trois géants pétroliers : le Norvégien Equinor, qui agit en tant qu’opérateur, le Français TotalEnergies et l’Anglo-néerlandais Shell. La mise en service des installations de la première phase du projet est prévue pour 2024 avec une capacité de stockage allant jusqu’à 1,5 million de tonnes de CO2 par an. Cette première phase vise à stocker près de 40 millions de tonnes de CO2 en vingt-cinq ans, avec l’objectif de développer un modèle commercial viable et reproductible ailleurs dans le monde.

Cette semaine, les trois partenaires (qui détiennent le projet à parts égales) ont annoncé, dans un communiqué, la signature du premier contrat commercial de l’installation. Celui-ci concernera le transport et la séquestration du CO2 capté sur le site de Yara Sluiskil, une usine d’ammoniac et d’engrais située au sud des Pays-Bas. Ce faisant, et à partir de début 2025, quelque 800 000 tonnes de CO2 par an seront captées, comprimées et liquéfiées dans le pays, puis acheminées jusqu’au site de Northern Lights. Là-bas, TotalEnergies explique que le carbone sera définitivement séquestrées dans des couches géologiques enfouies à environ 2 600 mètres sous les fonds marins, au large d’Øygarden, en mer du Nord norvégienne.

Avant cela, la phase pilote du projet Northern Lights va démarrer en captant les émissions de CO2 de deux sites industriels norvégiens, une cimenterie et une usine de cogénération. Liquéfié et transporté par bateau jusqu’à un site de stockage temporaire à terre, le dioxyde de carbone sera ensuite acheminé au site d’injection géologique par un pipeline sous-marin d’une centaine de kilomètres dans un aquifère salin profond du plateau continental norvégien.

« Yara, notre tout premier client commercial, va remplir les capacités disponibles de notre site Northern Lights Phase 1, a déclaré Børre Jacobsen, directeur de Northern Lights. Cet accord pose les bases d’un marché pour le transport et le stockage du CO2. Dès le début de l’année 2025, nous acheminerons nos premières tonnes de CO2 des Pays-Bas vers la Norvège. Nous démontrerons ainsi que le CCS (captage et stockage du carbone) est un outil au service de l’ambition climatique de l’Europe ».

Selon ses propriétaires, Northern Lights est le premier projet de création d’une chaîne de valeur transfrontalière destinée à séquestrer les émissions de CO2 des industriels européens. Parmi les sources d’amélioration identifiées sur le projet figure l’optimisation du design des bateaux de transport du CO2.

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